mercredi 8 septembre 2010

Roselyne Bachelot, Alzheimer et les Post-it...

Suite à notre post de ce matin sur Alzheimer, nous ne pouvions pas passer à côté de cette information capitale qui a égaillée notre journée ! Roselyne Bachelot propose le Post-it comme remède à Alzheimer !!! Et dire que Patrick Timsit s'est fait poursuivre pour propos injurieux suite à un sketch sur les trisomiques...

Article : Jean-Yves Nau dans Slate.
Lundi 6 septembre. Gare de l’Est à Paris. Départ officiel d’un étrange outillage ferroviaire itinérant visant à mobiliser l’attention des foules sur les méfaits de la maladie d’Alzheimer. Programme: douze villes en deux semaines. Un train au service d’une communication «à l’ancienne», de celle en vigueur à l’époque des chemins de fer à vapeur et de l’identification au début du siècle dernier par un médecin allemand prénommé
Lundi 6 septembre. Gare de l’Est, donc. Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports est là, serrée dans l’un de ses désormais célèbres tailleurs fleuris. Et, comme tous les responsables politiques descendant «sur le terrain», elle parle et sourit, sourit et parle, s’enivrant de ses éléments de langage à la fois compassionnels et volontaristes. Accompagnée par Bernadette Chirac, la ministre commence la visite de l’exposition qui «sillonne» la France jusqu’au 21 septembre grâce au soutien d’un improbable conglomérat de partenaires allant de Pfizer à Nestlé jusqu’à l’assurance maladie et la mutualité française sans oublier Bluelinea société «innovante», son bracelet électronique «BlueTag» et son stylo «BluePen» qui permet le recueil électronique de données manuscrites.
Que retiendra-t-on de cette sortie ministérielle? Cette vidéo :



Ainsi donc cette cette phrase:
«Ah oui ça, le post-it®, est un élément très important du traitement de l’Alzheimer!»
Roselyne Bachelot réagissait à la présence dans une voiture de ce train «dédié» (sur différentes photographies que l’on imagine être de malades ou de membres de leur famille) de petits timbres rectangulaires  auto-adhésifs de différentes couleurs sur lesquels on avait écrit le nom des personnes photographiées. Du genre: «Georges tu vois là c’est toi pendant l’été 2008. Tu es avec ta nièce Camille…» En clair ces post-it® seraient les meilleures balises quotidiennes pour guider les victimes de la perte progressive de toute autonomie, l’effacement de tous les repères personnels et spatio-temporels. Postulat: répartis et renouvelés un peu partout dans l’espace de vie du malade, ces messages pourraient (entre mille et une autres astuces pratiques destinées à stimuler l’attention et la mémoire) aider à freiner les mécanismes de la dégénérescence neurologique.
Dont acte. Mais de là à transformer le nom de marque déposée (par 3M) Post-it® (pourquoi ne pas avoir parlé, sinon de «pense-bête» du moins de «papillon adhésif» ou de «papillon autocollant»?) en «élément très important du traitement», il y a un pas qu’un ministre de la Santé ne peut pas franchir sans prendre de grands risques.  Tous les soignants spécialisés dans la prise en charge des malades auront sans soute compris qu’il s’agissait d’une sorte d’ellipse.
Pour Roselyne Bachelot, le post-it® n’était ici (du moins peut-on l’espérer) que le symbole de la somme des initiatives techniques ou des stimuli relationnels permettant de garder le plus longtemps possible un lien aussi ténu soit-il avec ceux qui quittent progressivement leur entourage tout en restant vivants. Mais les autres, tous ceux qui n’auront pas perçu l’ellipse? Qu’auront-ils perçu dans la promotion au rang de thérapeutique majeure d’un papier adhésif contre une maladie incurable affectant aujourd’hui près de 800.000 personnes en France? Le post-it®, clef de voûte d’un plan national lancé en 2008 à hauteur de 1,6 milliard d’euros sur cinq ans (1,2 milliard pour le médico-social, 200 millions pour la santé et autant  pour la recherche)?
Les incompréhensions créées par cette sortie ministérielle sont d’autant plus paradoxales que les dernières nouvelles du front de la lutte contre la maladie d’Alzheimer indiquent toutes qu’il faut davantage attendre d’une prise en charge «stimulante» au quotidien que de quelconques avancées médicamenteuses. Plusieurs grands essais de molécules prometteuses viennent d’être interrompus, les effets indésirables étant de loin supérieurs aux faibles bénéfices observés.
Plus grave encore, dans les milieux spécialisés de la recherche, on en vient à remettre en cause les hypothèses développées depuis un quart de siècle quant aux causes de cette affection. Au-delà de futures politiques de prévention, l’espoir ne réside plus aujourd’hui que dans la mise au point de techniques de dépistage précoce (avant même l’apparition des premiers symptômes) et dans la stimulation des fonctions cérébrales des personnes ainsi identifiées. Les post-it® auront sans aucun doute toujours une place. Elle est aujourd’hui en moyenne sous la barre des 20 centimètres carré.
Jean-Yves Nau http://www.wikio.fr

Maladie d'Alzheimer : mobilisation générale en septembre

Le mois de septembre sera marqué par de nombreuses actions organisées pour prévenir et combattre la maladie d'Alzheimer. Une initiative ferroviaire est tout particulièrement à relever.
France Télévisions et la lancent un train contre la maladie d'Alzheimer. Du 7 au 21 septembre, ses 350 mètres parcourront la France (Paris, Lille, Mulhouse, Dijon, Lyon, Nice, Marseille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Clermont-Ferrand et à nouveau Paris).
De 9 heures à 19 heures, le train expo sera ouvert au public qui pourra ainsi se familiariser avec la maladie et découvrir le plan gouvernemental 2008–2012. Quatre grands axes seront abordés : comprendre la maladie, vivre avec au quotidien, l'implication des aidants et le point sur la recherche. Pour cela, des conférences seront organisées, des discussions auront lieu dans le wagon convivialité et espérance, des partenaires engagés expliqueront leur action, une exposition permettra de mieux comprendre la maladie, etc.
Le parcours du train se terminera à Paris, le 21 septembre, pour la journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer.

Source : MaxiSciences http://www.wikio.fr

mardi 7 septembre 2010

Cancer du sein: la thérapie qui redonne espoir

A Nantes, des patientes bénéficient d'un traitement prometteur, moins lourd et plus précoce qu'une radiothérapie classique. Une première en France.


L'idée de ne pas jouer au golf pendant plusieurs mois lui pesait beaucoup. Marianne l'a dit à ses médecins quand ils ont évoqué ensemble son cancer du sein, en avril dernier. "On vous proposera peut-être quelque chose de neuf", a suggéré l'oncologue. Sa patiente n'a pas tardé à le vérifier. Grâce à un nouvel appareil, baptisé l'Intrabeam, la retraitée accro des greens peut se remettre à son sport favori dès la rentrée. Au lieu de la trentaine de séances d'irradiations prévues pour traiter son type de cancer, cette septuagénaire n'en a subi que quelques unes, dont la première, au bloc, le 17 juin: directement après l'ablation de la tumeur, avant que la zone soit remodelée et le sein refermé. Une première en France...

Troquer 30 à 33 séances de rayons contre une seule irradiation

Se remettre d'un cancer en quelques semaines, bien des malades en rêveraient. Outre Marianne, trois autres Françaises ont déjà profité de la nouvelle technologie pratiquée au centre de lutte contre le cancer René-Gauducheau, dans la périphérie nantaise. Dans le meilleur des cas, l'utilisation de l'Intrabeam leur a permis de troquer les 30 à 33 séances de rayons prodiguées cinq à dix semaines après la chirurgie contre une seule irradiation pendant l'opération. Au pire, si l'analyse de la tumeur rend malgré tout nécessaire une irradiation de la glande mammaire, ce traitement leur épargne au moins les cinq à huit dernières séances.

Réaliser une irradiation pendant l'ablation de la tumeur

"Quand on sait que les malades parcourent chaque jour plusieurs dizaines de kilomètres pour recevoir ces rayons, ce confort n'est pas négligeable, estime le Pr David Azria, cancérologue radiothérapeute au centre montpelliérain Val-d'Aurelle - Paul-Lamarque, auteur d'un article consacré à cette nouvelle technique dans la revue médicale The Lancet, en juin dernier. J'ai croisé des patientes qui refusaient la radiothérapie ou se faisaient enlever le sein simplement pour éviter ces allers-retours."
Montpellier et Bordeaux prêts à suivre
D'autres équipes françaises ont aussi les yeux braqués sur l'Intrabeam. Adepte de la radiothérapie peropératoire depuis vingt ans, le centre Val-d'Aurelle - Paul-Lamarque de Montpellier fera l'acquisition du nouvel appareil le 15 septembre et pourrait en proposer l'usage à certaines patientes de plus de 65 ans avant la fin de l'année. "La technique devrait se diffuser rapidement", prédit sur place le Pr David Azria.
D'autres centres, comme Oscar-Lambret, à Lille, étudient le dossier de près. A Bordeaux, l'Institut Bergonié dispose déjà de locaux homologués pour pouvoir utiliser l'Intrabeam. Reste à acquérir la machine, qui coûte la bagatelle de 500 000 euros. "Le financement n'est pas totalement ficelé, mais on espère une mise en route avant la fin de l'année", souligne le Dr Christel Breton-Callu, radiothérapeute dans ce centre de lutte contre le cancer.

Grâce à ce nouveau système de radiothérapie "peropératoire", c'est-à-dire pratiquée au bloc à l'intérieur du sein et non plus en consultation externe, un tel dilemme ne devrait bientôt plus se poser. Un progrès immense, dont l'outil n'a pourtant rien de spectaculaire. Le fameux appareil, un "accélérateur linéaire mobile à rayons X", est commercialisé depuis plus de dix ans par l'entreprise allemande Carl Zeiss Meditec, mais seulement depuis mars 2009 en France. Il se présente comme une sphère fixée au bout d'un bras articulé. La boule vient se poser dans le sein ouvert, s'adaptant à la taille de la cavité opératoire. "On ne peut pas être plus précis", explique le Dr Magali Le Blanc-Onfroy, oncologue-radiothérapeute, qui chapeaute le dossier au centre René-Gauducheau.

Difficile, aussi, d'être plus précoce dans le traitement du cancer. En irradiant à l'intérieur du sein dès l'ablation de la tumeur, on limite le plus tôt possible le risque de développement des cellules cancéreuses autour. Et c'est essentiel: "Dans 80 à 85 % des cas, la récidive est observée sur cette zone opératoire", précise le spécialiste.

Des rayons moins toxiques

Ce 17 juin, jour de l'opération de Marianne, l'équipe médicale nantaise est sortie du bloc et commande l'Intrabeam à distance. Une caméra reste braquée sur la patiente, une autre sur les écrans de réanimation. De l'applicateur jaillissent 20 grays (unité de mesure de la puissance des rayons): dix fois plus qu'en une séance de radiothérapie classique, mais près de trois fois moins qu'en 30 séances... L'irradiation est aussi moins toxique, évite la zone du coeur, des poumons, de l'oesophage et préserve les tissus sains.

"Les rayons classiques, envoyés en externe, sont violents pour la peau, commente la patiente déjà remise de son opération. Alors, autant les éviter au maximum..." En ce début septembre, la septuagénaire arrive au bout de ses séances d'irradiation. Elle masse son bras droit, celui qui guide son swing et dont elle espère qu'il souffrira le moins possible. Le centre nantais René-Gauducheau, derrière elle, a fait peau neuve en 2009. "On a pu construire un bloc opératoire spécialement équipé pour accueillir l'Intrabeam", se félicite le Dr Le Blanc-Onfroy. Les murs ont été recouverts de 20 centimètres de plomb, les portes et vitres, de 2 millimètres.

Une méthode employée dans neuf autres pays

La spécialiste nantaise parle posément, l'air assuré et rassurant. Quatre ans qu'elle planche sur le projet. Sur son bureau, un épais dossier jaune étaie son propos, frappé de l'acronyme Targit (Targeted intraoperative radiotherapy), du nom de l'étude pilotée par l'équipe londonienne du Pr Michael Baum, à laquelle le centre nantais collabore désormais. 28 de ses homologues étrangers l'ont déjà précédé. Ils sont britanniques, américains, allemands, italiens, polonais, suisses, danois, canadiens ou australiens. Tous utilisent l'Intrabeam. Au total, plus de 2230 patientes ont participé au programme depuis mars 2000.

En juin dernier, les résultats de l'étude ont été présentés pour la première fois au 46e congrès de l'American Society of Clinical Oncology (Asco), à Chicago, où le gratin mondial de la cancérologie se réunit chaque année. "En termes de récidive locale, l'équivalence entre la radiothérapie peropératoire et postopératoire est confirmée", se félicite le Dr Le Blanc-Onfroy.

Cinq ou six patientes éligibles chaque mois

Gare, toutefois, aux faux espoirs ou aux enthousiasmes démesurés. Si la technique marque une avancée incontestable, en l'état actuel du protocole, le traitement n'est aujourd'hui proposé qu'aux femmes présentant un faible risque de récidive. "La tumeur doit vraiment être de petite taille", précise le Pr David Azria, à Montpellier. Et si l'étude Targit réserve son accès aux plus de 45 ans, en pratique, "l'âge médian des patientes de l'échantillon est de 63 ans".

A Nantes, la barre est d'ailleurs d'office placée à 60 ans. Au final, elles seront cinq ou six femmes éligibles chaque mois, soit moins de 20 % des patientes opérées pour un cancer du sein, avec irradiation subséquente, au centre René-Gauducheau. "Un deuxième essai international devrait être lancé pour les malades à haut risque dans le courant de l'année prochaine, indique le Dr Le Blanc-Onfroy. La technique pourra être proposée à un panel plus large de patientes, dont les moins de 60 ans. Pour le moment, on reste prudent: " c'est un début, et un bon début."

Source : L'Express http://www.wikio.fr

lundi 6 septembre 2010

Sept à Huit revient sur la greffe du visage réalisée à Henri Mondor (AP-HP)

Hier soir sur TF1 - qui ne diffuse pas que Secret Story & Co - le magazine Sept à Huit donnait la parole à Jérôme, défiguré par une maladie génétique, la neurofibromatose. Quelques semaines plus tôt, en juillet, le professeur Lantiéri du CHU Henri Mondor (AP-HP) venait de lui donner un nouveau visage en réalisant une preformance médicale : une greffe complète du visage.
On en peut que se prendre de sympathie pour Jérôme, qui avouait devoir s'assoir seul dans le métro, de peur d'effrayer les usagers... J'ai été particulièrement frappé par le courage de cet homme qui a risqué sa vie pour un résultat plus qu'incertain. Et pourtant, à l'entendre parler, on ne peut que comprendre son désespoir qui lui a donné tant de détermination.
Certes,le résultat n'est pas à première vue spectaculaire. Jérôme ne peut pas encore fermer ni ses paupières, ni sa bouche, et son visage reste tuméfié après l'opération. Mais il retrouve tous les jours des traits un peu plus "humains". Pour vous donner une idée de ce que vit cet homme, voici l'interview réalisée par Sept à Huit, Le visage d'un autre.


Pour en savoir un peu plus sur le professeur Lantiéri : Le Webzine de l'AP-HP

Petit bonus, je viens de trouver une vidéo du professeur Lantiéri expliquant la démache :
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vendredi 3 septembre 2010

Don de sperme : la levée de l’anonymat va-t-elle tarir la source ?

Le projet de révision des lois de bioéthique a été dévoilé officiellement hier et devrait être présenté dans quelques semaines en conseil des ministres. Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a assuré que son texte comportait « un certain nombre de dispositions innovantes, mais aucune ne vient percuter les principes cardinaux ».

Cependant, le mot « révolution » est utilisé aujourd’hui par plusieurs médias pour évoquer la mesure la plus commentée du projet : la possibilité de levée l’anonymat des donneurs de gamètes. Il est en effet prévu de créer un droit d’accès aux « données non identifiantes ». A leur majorité, les enfants nés d’un don de gamète pourront obtenir des renseignements sur certaines données médicales, mais aussi sur la taille du donneur, sur son origine géographique et son niveau socioprofessionnel (au moment du don, on le suppose). En outre, en cas d’accord du donneur ou de la donneuse, il sera même possible de connaître son identité.
Une mesure qui risque de dissuader encore plus les donneurs

En quelques lignes, le texte de Roselyne Bachelot est donc revenu sur l’un des « piliers » de notre système selon Dominique Le Lannou, qui dirige le Cecos de Rennes. « Remettre en cause l’anonymat risque de bousculer un système qui permet à mille enfants par an de voir le jour », estime-t-il cité par Ouest France. Ce que redoute ce responsable du Cecos depuis plus de trente ans, c’est un effondrement des dons, alors qu’une pénurie est déjà dénoncée depuis plusieurs années. D’ailleurs, les coups de téléphone dont ont été assaillis les Cecos hier et les témoignages de donneurs inquiets et réticents publiés aujourd’hui par la presse révèlent un climat si non de rejet, tout du moins de circonspection. Roselyne Bachelot veut pour sa part croire que cette mesure permettra une « responsabilisation des dons » et rappelle qu’elle s’inscrit dans un « mouvement général en Europe ».
Minorité bruyante

L’Europe entière a en effet vu émerger les protestations d’enfants nés grâce à des dons de gamètes soucieux de connaître leurs origines biologiques. Cependant, les spécialistes considèrent que si ces requêtes sont très médiatisées, elles restent marginales. C’est notamment le point de vue du pédopsychiatre Christian Flavigny (hôpital La Pitié Salpêtrière) interrogé dans Elle et qui parle d’une « minorité bruyante ». Pour lui, la levée de l’anonymat n’est pas sans danger, laissant « planer un spectre, une famille fantôme ». Il rappelle en outre que la « filiation n’est pas biologique, elle ne se fait pas dans le chromosome mais dans les relations que tissent parents et enfants. Un problème de construction psychologique peut donc apparaître chez l’enfant en entretenant une requête chargée d’illusion et d’idéalisation ». Dans la Croix, le psychologue Jean-Loup Clément propose une analyse similaire.

Au sein des familles concernées, beaucoup partagent cette hostilité à une telle mesure. Thierry Guillin, président de l’association L’enfant de l’espoir, contacté par Paris Match déclare sans nuance : « Je ne comprends pas l’intérêt ». Mais d’autres comme, Pauline Tiberghien, présidente de l’association Procréation Médicalement Assistée (PMA) a salué « Un vrai pas en avant ».
Dons d’organes croisés

D’autres voix considéreront peut-être que ce qui aurait été un vrai grand pas en avant, une révolution plus prometteuse, aurait été d’autoriser de façon claire la recherche sur les cellules souches embryonnaires, qui reste l’objet d’une interdiction avec possibilité de dérogation ! Mais le texte comporte cependant au moins une évolution qui ne devrait pas faire polémique et entraîner des changements réellement positifs : l’autorisation des dons d’organe croisés. La France est l’un des derniers pays en Europe avec le Portugal à proscrire cette possibilité qui permet pourtant d’accroître très significativement le nombre de don d’organes issus de vivants.

Source : Journal international de médecine


Sur AP-HP Actualités, le point de vue du Pr Jean-Philippe Wolf, du Centre d’études et de conservation des œufs et du sperme (Cecos) de l’hôpital Cochin (AP-HP)


02 septembre 2010
[France 3, Le Soir 3, 01/09/2010] C’est un espoir pour les enfants issus d’un don de sperme qui souhaitent savoir qui est leur père biologique. Un projet de loi du Ministère de la santé proposerait d’accéder à l’identité du donneur si celui donne son accord. En France, le don de gamètes, sperme ou ovocytes est anonyme. L’évolution de la loi irait dans le sens d’un mouvement général en Europe pour davantage responsabiliser les dons. Mais, le Pr Jean-Philippe Wolf, du Centre d’études et de conservation des œufs et du sperme (Cecos) de l’hôpital Cochin (AP-HP), donne l’exemple de la Suède, où la levée de l’anonymat en 1985 a entrainé des répercussions telles, que les gens sont partis au Danemark chercher le sperme qu’il ne peuvent plus avoir de manière anonyme dans leur pays, du fait du manque de donneurs. Le projet de loi sera présenté au Conseil des ministres fin septembre, puis examiné par le  Parlement en novembre. Le texte prévoit également de maintenir l’interdiction de la gestation pour autrui, du transfert d’embryon post mortem ou d’ouvrir l’assistance médicale à la procréation aux célibataires ou aux homosexuels.

Source : AP-HP Actualités
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jeudi 2 septembre 2010

La motion contre la réduction des moyens de l'AP-HP adoptée

La motion présentée par des élus PS dénonce la suppression de plus de 800 emplois et la faiblesse des investissements.

La direction de l'AP-HP a indiqué dans un communiqué avoir présenté lors du conseil de surveillance un "budget qui s'élève à 6.5 milliards d'euros", avec "un déficit prévisionnel de 94,5 millions d'euros". AFP
Le conseil de surveillance de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris a voté mercredi 1er septembre une motion présentée par des élus PS, dénonçant une "réduction des moyens", a annoncé la mairie de Paris, alors que la direction de l'AP-HP estime avoir présenté un "budget exigeant mais réalisable".
Selon un communiqué de la mairie, cette motion a été votée "lors de la séance du conseil de surveillance de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris consacrée à l'examen du Budget 2010 de l'hôpital (état prévisionnel des recettes et des dépenses - EPRD)".

Motion
Cette motion était présentée par Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, et Jean-Marie Le Guen et Jean-Louis Missika, adjoints au maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Le conseil de surveillance -composé de 15 membres- est une nouvelle instance dans le monde hospitalier, créé par la loi Bachelot de 2009, pour remplacer les conseils d'administration. Son rôle, surtout consultatif, est de se prononcer sur la stratégie de l'hôpital et de contrôler sa gestion. Il est composé en outre de cinq représentants des collectivités territoriales.
Cette motion "dénonce la réduction des moyens affectés à l'AP-HP, la suppression de plus de 800 emplois et la grande faiblesse de l'investissement; autant d'éléments qui sont contraires aux engagements réitérés par les pouvoirs publics et qui sont susceptibles de remettre en cause la qualité des soins".
Elle "considère que certains éléments budgétaires qui lui sont présentés sont susceptibles d'être affectés d'un aléa significatif(...) On peut donc craindre que le déficit s'avère plus important que prévu".

Prise en compte
Selon la mairie de Paris, Jean-Marie Le Guen et Jean-Louis Missika souhaitent que les tutelles de l'AP-HP "prennent en compte ce vote des représentants des personnels, des usagers et des élus sur le budget 2010" et "mettent un terme à cette entreprise de fragilisation de l'hôpital public francilien".
De son côté, la direction de l'AP-HP a indiqué dans un communiqué mercredi soir avoir présenté lors du conseil de surveillance un "budget qui s'élève à 6.5 milliards d'euros", avec "un déficit prévisionnel de 94,5 millions d'euros".
"Au titre de cet exercice budgétaire, la masse salariale devrait progresser de près de 1% et les dépenses à caractère médical de 3,7%", a précisé la direction.
"Ce budget, exigeant mais réalisable, prévoit une évolution de l'activité de 1% en hospitalisation complète et une quasi stabilité des recettes facturées à l'Assurance maladie", a-t-elle ajouté, en soulignant que l'AP-HP maintiendrait en 2010 "son niveau d'investissement à hauteur de 500 millions d'euros".
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mercredi 1 septembre 2010

Manifeste pour l'adolescence

Un texte intéressant tiré du Monde par le blog La psychiatrie française en revue, etc.

Banals mais sublimes, familiers mais inquiétants, tels sont nos adolescents d'aujourd'hui et de demain, d'ici et d'ailleurs... On dit les aimer, souvent ils nous intriguent et trop souvent, ils nous font peur. Les regards sur nos adolescents doivent être interrogés, l'évolution des savoirs et des manières de faire avec eux, aussi.

On dit, en effet, que c'est le plus bel âge de la vie, et c'est souvent ainsi. Pourtant, en même temps, on l'associe à l'ennui, à la révolte, aux transgressions, aux questionnements identitaires ou au besoin d'utopie. On l'oublie dès qu'on en est sorti, au moins en partie et dans ses aspects les plus spécifiques. Pourtant, on cherche à retrouver notre adolescence dès que l'occasion se présente, c'est le fameux "jeunisme" auquel on a du mal à échapper, si on en croit les magazines.

Fascination et répulsion semblent caractériser notre regard sur nos adolescents, rares et précieux, dans nos sociétés occidentales. Adolescents qui semblent très vite décevoir leurs parents quand ils ne se comportent pas comme eux l'imaginaient et l'avaient anticipé. On attend tant de nos adolescents que, forcément, ils nous déçoivent. Cela est pour moi une constatation quotidienne dans mes consultations avec les adolescents et leurs parents d'où qu'ils viennent que je recevais d'abord à la maison des adolescents de l'hôpital Avicenne, Casita, dans la banlieue parisienne et maintenant à la maison des adolescents de Cochin, la Maison de Solenn, au cœur de Paris.

Ici et là-bas, je constate que les adolescents consultent beaucoup avec des souffrances qui s'expriment par le corps, corps affamé dans l'anorexie-boulimie ou alourdi à l'extrême dans l'obésité, corps mutilé avec des attaques de toutes sortes sur son intégrité, corps mis en danger par des risques de toutes sortes. Que ce soit par la vitesse et les accidents qui en découlent ou par la prise d'alcool ou de toxiques qui les lancent dans des escalades effrénées à la recherche de sensations et plus tard d'anesthésie.

Les adolescents se soumettent à de rudes épreuves, à de véritables auto-sabotages de leurs désirs et de leur énergie de vie. Car c'est la vie même qui est en jeu dans les tentatives de suicide à l'adolescence (toujours aussi nombreuses en France), quand ce n'est l'avenir qui est attaqué et le lien à l'autre dans les phobies scolaires en augmentation dans toute l'Europe de l'Ouest.

Ces adolescents après un événement parfois minime survenu à l'école ou sur le chemin de l'école, parfois sans qu'aucun facteur déclenchant soit mis en évidence, n'arrivent plus à assumer leur statut de collégien ou de lycéen : l'angoisse les étreint à l'idée même de se préparer pour se rendre à l'école et ils sombrent dans les angoisses incommensurables, impossibles à maîtriser.

Les facteurs de ce désordre contemporain sont multiples, certains ont d'ores et déjà pu être identifiés comme les attentes trop importantes sur des adolescents vulnérabilisés par notre désir et nos attentes trop lourdes, des facteurs de vulnérabilité individuelle en particulier des garçons ou encore des facteurs pédagogiques avec des méthodes qui mettent en échec, de manière profonde, ces adolescents en quête d'une reconnaissance trop grande.

Mais d'autres paramètres restent à identifier et à analyser. Et l'on voit apparaître de nouvelles formes d'expression de la souffrance adolescente, qui constituent des voies de recherche actuelles tant les mécanismes sont encore mal connus. Les addictions à Internet chez des adolescents qui petit à petit se retirent de leur monde familial et scolaire pour s'enfermer dans leurs chambres rivés à leurs écrans dont ils usent et abusent pour ne plus penser et s'extraire de relations qui les blessent et perdent tout sens.

Ou encore, ces nouvelles formes d'anorexies prépubères qui touchent de très jeunes filles intelligentes et dynamiques qui n'arrivent pas à entrer dans la féminité et refusent toute forme sexuée.

Les adolescents consultent plus et tout particulièrement les garçons qui sont les plus vulnérables, comme le montrent toutes les études cliniques et les rapports sur la souffrance des enfants et des adolescents comme par exemple celui de l'Inserm de 2005, à l'exception de l'anorexie qui touche surtout les filles. Ils consultent plus parce que les besoins augmentent mais aussi parce que le recours à la pédopsychiatrie est plus aisé qu'hier.

Mais au moment où les adolescents, leurs parents ou les professionnels qui s'occupent d'eux sont enclins à demander de l'aide précocement et de manière le plus souvent adaptée, le paradoxe est complet : les structures susceptibles de les accueillir et de les aider affichent des délais d'attente de plus en plus longs, allant parfois jusqu'à plus de six mois, ce qui, à l'échelle d'un adolescent, n'a aucune signification.

Aujourd'hui, je ressens un sentiment d'ennui, de mal-être, de difficultés à trouver de la force en moi : dans six mois, ces prémices de la dépression souvent mal repérée à l'adolescence seront devenues des urgences avec un risque suicidaire dépassé et une perte de confiance en l'adulte à vous aider quand c'est nécessaire et vital. On pousse, à juste titre, à la détection précoce, mais ensuite on n'organise pas les systèmes d'accueil et de soins pour assurer des suivis adaptés, suffisamment longs et patients pour qu'ils modifient en profondeur le cours de la vie de ces adolescents.

Cela est particulièrement criant à l'adolescence comme le montre le dernier rapport du Conseil économique et social qui dénonce les délais d'attente en pédopsychiatrie ou comme l'avait montré le rapport de la Défenseure des enfants de 2007 sur la santé mentale des enfants et des adolescents. Il y a un paradoxe qu'il faut dénoncer avec vigueur entre les demandes de la société pour qu'on s'occupe de ses enfants et ses adolescents et le peu de moyens donnés à la pédopsychiatrie ces dernières années malgré les mobilisations collectives, les rapports, les études... Et aujourd'hui, on va même jusqu'à faire disparaître une de leurs porte-parole, la Défenseure des enfants...

De là vient mon intérêt pour m'engager dans ce champ de l'adolescence, pour participer activement à la réflexion de la clinique et de la société sur les nouvelles modalités d'approche de la souffrance à l'adolescence, sous toutes ses formes. Depuis quelques années en effet, avec l'aide de quelques aventuriers, je me suis engagée activement dans la construction de nouveaux dispositifs d'accueil et de soins des adolescents, en particulier dans ce que l'on appelle aujourd'hui les maisons des adolescents. Ces maisons ont pour principe de prendre en charge les adolescents dans toutes leurs dimensions somatiques, psychologiques, scolaires, éducatives, psychiatriques...

D'accueillir sans conditions les adolescents qui ne sont pas encore suivis, tous seuls ou accompagnés de leurs parents ou de l'école par exemple. Accueillir, mais aussi conseiller sur le plan juridique avec les points d'accès aux droits installés dans ces maisons des adolescents, "MDA" comme ils les appellent souvent, et ensuite orienter si besoin ou prendre en charge l'adolescent et sa famille.

Le deuxième temps est celui de la consultation individuelle ou familiale et, en fonction des lieux, des spécificités ont été développées : à la Maison de Solenn ou à Casita, il existe des consultations pédiatriques, gynécologiques, diététiques, sociales, psychologiques ou psychiatriques, mais aussi transculturelles pour les enfants de migrants, des consultations pour les mineurs étrangers isolés ou des consultations adoption internationale pour les enfants de l'adoption...

Mais aussi des groupes de parole pour les parents d'adolescents en souffrance, des groupes de frères et soeurs d'adolescents en souffrance... Et en fonction des besoins du contexte, d'autres consultations peuvent être développées. Enfin, vient la possibilité d'une hospitalisation à temps partiel ou pour la Maison de Solenn des lits d'hospitalisation. Mais reste un point supplémentaire qui caractérise l'adolescence et qui est largement utilisé dans les maisons des adolescents et tout particulièrement à la Maison de Solenn, pionnière en la matière : c'est la nécessité de passer par la créativité artistique pour accéder à ce qui est propre à l'adolescence, à savoir un besoin de chercher son être par toutes les voies possibles et l'art est un média privilégié.

D'où ces ateliers, musique, radio, slam, danse, écriture, lecture, ateliers philosophiques ou ateliers théâtre mais aussi les modes de réappropriation de soi que sont le sport, l'esthétique ou la cuisine. Ressentir, exprimer et rendre beau ce que l'on ressent, créer de nouvelles formes de soins et d'engagement dans le lien à l'autre, devient alors une nécessité lorsqu'on cherche la rencontre avec l'adolescent et sa transformation.

Il y a donc une nécessité d'inventer, d'innover, d'imaginer des manières de soigner qui s'adaptent aux adolescents et à leur temporalité, à leur subjectivité aussi. Vouloir, par exemple, faire des psychothérapies à l'adolescence sans prendre en compte ces caractéristiques intimes des adolescents et de leurs liens à l'autre est peine perdue.

Là aussi, il y a un défi à relever, un défi collectif, comme tous les grands défis qui changent les manières de penser et de faire de tous. C'est aussi un de nos axes de recherches actuels, ô combien nécessaire dans la mesure où très peu de travaux sont disponibles dans le monde sur ces soins de l'être à l'adolescence.

D'où la nécessité de réunir tous ceux qui vivent avec ces adolescents, qui les éduquent, qui les soignent quand c'est nécessaire et qui, tous, se soucient d'eux. Confronter les regards, essayer de comprendre leurs besoins et d'anticiper les nouvelles demandes. Apprendre d'eux aussi, se laisser toucher par eux et par leurs parents qui ont un métier difficile, celui d'être parents d'ados, une étape à inventer parfois dans le doute et la souffrance.

Car, autant on s'est intéressé, ces dernières années, à la parentalité au début de la vie des enfants, autant on a négligé la parentalité à l'étape adolescente. Comme si cela allait de soi, comme si l'essentiel était déjà joué. En observant le terrain et en convoquant professionnels et experts, on cherche à tirer des leçons pour agir. Certaines sont déjà connues, d'autres restent à analyser. Citons pêle-mêle : se souvenir qu'à l'adolescence tout est possible, tout est encore possible et qu'il faut donc ne pas renoncer à éduquer, à comprendre la souffrance, ne pas renoncer à consoler, soigner, ne pas renoncer à protéger. Les adolescents ont le droit à une première mais aussi une seconde chance, quand c'est nécessaire.

Se rappeler encore que punir de manière brutale et en ignorant la notion de développement de l'adolescent, punir sans éduquer, sans protéger, sans soigner d'abord et avant tout, c'est se condamner à la rupture des liens qui définissent l'humain, se condamner à la répétition du traumatisme et de la violence contre soi et contre les autres, se condamner à une société qui perdrait son âme en introduisant la violence au début même de la vie d'adulte.

La leçon encore des professionnels de terrain qui savent que bien traiter les adolescents et en particulier les plus vulnérables, ne pas mépriser leurs parents, en particulier les plus modestes, c'est prévenir au sens noble du terme, c'est éduquer, enfin c'est soigner, autant d'étapes vitales qui, en ces temps frileux, sont trop souvent ignorées ou dénigrées.

La leçon encore de la diversité des adolescents et des parcours à reconnaître et à accepter dans notre société multiculturelle qui n'accorde pas à tous ses adolescents les mêmes chances.
En effet, ayant appris mon métier de pédopsychiatre dans la banlieue parisienne, j'ai très vite été sensibilisée à la diversité linguistique des adolescents de notre société française, à la diversité de leurs histoires familiales et collectives mais aussi à l'impact de la grande histoire et en particulier de l'histoire coloniale sur leur destin de minorités en France.

Adolescents, ils le sont, d'abord et avant tout, Français aussi la grande majorité d'entre eux. Ils sont français et... autre chose parfois dans des identités complexes qui n'effacent pas l'histoire qui les a précédés et qui leur a légué une autre langue maternelle ou une autre couleur de peau que celle de la majorité. Et obliger ces adolescents à vivre dans une culture de retrait du monde, à rester aux marges, à effacer leur altérité a un coût psychique fort et un coût pour la société bien inutile à payer.

Leur donner une place active et créative au sein d'une société qui reconnaît tous ses adolescents et assume la question de la diversité est bien plus enthousiasmant. Ce modèle, par ailleurs, permet d'inclure plutôt que d'exclure ce qui, comme l'a si bien montré Barack Obama, est un facteur de cohésion sociale. La question culturelle doit sortir des banlieues pour s'inscrire dans le coeur des villes et de nos sociétés devenues, en France et dans toute l'Europe de l'Ouest, multiculturelles.

Et les adolescents par leur nécessité de se confronter aux normes et aux fondements mêmes du lien social et de la société nous le rappellent, en particulier les enfants de migrants, de couples mixtes, les enfants de l'adoption internationale... et tous ceux qui pour une raison ou une autre traversent des langues, des univers familiaux ou des mondes multiples. Ces adolescents nous obligent aussi à avancer dans la création d'imaginaires de la diversité si importants pour ne pas renoncer à changer le monde ou du moins son lien au monde dans sa diversité.

D'où l'importance de penser ensemble et de manière pluridisciplinaire pour, ensuite, pouvoir agir de manière intelligente et sensible, de manière individuelle et collective.

Docteur en médecine et en sciences humaines, professeur de psychiatrie à l'université Paris-Descartes, Marie-Rose Moro est chef de service de la Maison de Solenn-Maison des adolescents de Cochin (APHP, Paris). Elle est également chef de service à l'hôpital Avicenne (Bobigny). Son dernier livre paru est Les Ados expliqués à leurs parents (Bayard, 304 p., 18,50 euros).

Souce : Le Monde http://www.wikio.fr