vendredi 10 décembre 2010

Mediator : Even estime que l'enquête de l'Igas va "enfumer" les gens

Philippe Even, pneumologue et président de l'Institut Necker, a estimé jeudi que l'enquête que doit mener l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) suite à l'affaire du Mediator n'allait servir qu'à "enfumer" les gens.
Le Mediator, interdit depuis l'an dernier, est un médicament pour diabétiques en surpoids prescrit aussi comme coupe-faim, qui selon l'Afssaps (agence sanitaire des produits de santé) aurait causé au moins 500 morts entre 1976 et 2009.
"Les instances de contrôle de l'Etat ont failli totalement à leur mission, depuis longtemps", a accusé Philippe Even sur France-Inter.
Il relève que les agences sanitaires comme l'Afssaps sont dirigées par des énarques, polytechniciens, "qui savent tout, mais compétents nulle part". "Je ne crois pas à la corruption, mais à une certaine naïveté", car "la biologie, c'est compliqué", dit-il.
"Maintenant, on va chercher à nous enfumer" en confiant l'enquête à l'Igas qui, souligne-t-il, dépend elle-même du ministère de la Santé.
Philippe Even parle d'"auto-censure des politiques et de la haute administration".
Les résultats de l'enquête sont attendus à la mi-janvier.
La création d'une mission d'information parlementaire, réclamée par les députés PS, doit être débattue la semaine prochaine lors d'une réunion de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée.

Source : AFP http://www.wikio.fr

mercredi 8 décembre 2010

Des formations en médecine des voyages et tropicale ouvertes aux infirmières

Je ne pense pas que nous ayons encore parlé de formation professionnelle ni de carrière sur le blog. Ce n'est pas parce que l'on est infirmière que l'on restera dans le même service toute sa vie. Les hôpitaux proposent des formations pointues permettant de gagner en autonomie, en expertise et de "voir du pays" dans certains cas. Ici, le Pr. Olivier Bouchaud présente le Diplôme Inter Universitaire de médecine des voyages et celui de médecine tropicale (DIU).

Source : ActuSoins

Chaque année à Paris, l’Institut de Médecine et épidémiologie Appliquée (IMEA), en partenariat avec la Pitié-Salpêtrière , propose plusieurs formations en médecine infectieuse. Parmi ces enseignements figurent le D.I.U de médecine du voyage et le D.I.U de médecine tropicale. Accessibles aux infirmières, ils contribuent notamment à renforcer leur autonomie pour la prévention et pour la prise en charge humanitaire.

D.I.U Médecine des voyages – Santé des voyageurs : l’éducation thérapeutique en devise

« Je pense que les infirmières font souvent mieux l’éducation thérapeutique que les médecins ». C’est en partant de ce postulat, que le Pr Olivier Bouchaud, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Avicenne en Seine-Saint-Denis, a monté il y a quelques années, le Diplôme Inter Universitaire de médecine des voyages. « L’idée était de leur permettre d’avoir une certaine autonomie et de souligner qu’elles sont compétentes en médecine du voyage », ajoute-il.

Avec au programme dix modules tels que l’évaluation des risques sanitaires liés au voyage, les grandes pathologies du voyageur ou encore la chimio-prophylaxie antipalustre, ce D.I.U s’adresse principalement aux infirmières qui travaillent dans des services de maladies infectieuses, dans des centres de vaccinations internationales ou dans des centres de conseils aux voyageurs. « L’objectif est de savoir donner les bons conseils et les bonnes recommandations avant le départ », déclare le Pr Bouchaud. Pour optimiser l’enseignement qui se déroule sur huit mois à hauteur de trois heures de formation hebdomadaire, les cours favorisent l’apprentissage par « cas cliniques ». Un stage d’une durée de vingt heures minimum dans un centre contribue en partie à l’obtention du diplôme.

D.I.U Médecine tropicale – Santé internationale : Pour une prise en charge humanitaire

Contrairement à la médecine des voyages, relevant principalement de la prévention appliquée en France, la médecine tropicale se pratique sur des postes humanitaires ou en expatriation professionnelle. « La Médecine tropicale s’exerce dans des situations où les moyens sont très limités et où les personnes prises en charge présentent un risque élevé de développer une pathologie enseignée. L’objectif de ce D.U est donc inverse au D.U de médecine des voyages», ajoute le Pr Bouchaud, également responsable pédagogique de cette formation.

Au programme des neuf mois d’enseignement, neuf modules tels que la santé publique ou la parasitologie dans les pays en voie de développement. « J’ai beaucoup apprécié la maîtrise des enseignants qui venaient nous faire cours. Ils étaient impressionnants et passionnés », déclare Bénédicte Moncomble, infirmière logisticienne, qui a suivi cette formation il y a quelques années. « Cela m’a donné envie d’aller plus loin en me confortant dans mon désir de travailler outre-mer. J’ai pu alors réaliser ce projet ».

Les deux D.I.U se déroulent chaque année, alternativement à la faculté de médecine du C.H.U Bichat et à la faculté de médecine du C.H.U Pitié-Salpêtrière à Paris.

Malika Surbled http://www.wikio.fr

mardi 7 décembre 2010

Comité technique d'établissement : la nouvelle direction face aux syndicats

Nous vous en parlions fin novembre : le CTE d'hier (6 décembre) rassemblant direction et intersyndicale s'annonçait rude. Or, Mireille Faugère semble bien gérer la situation "tendue" à l'AP-HP. Ses qualités de négociatrice n'y sont sans doute pas pour rien. D'ailleurs, les syndicats paraissent plus mesurés dans leurs propos.
L'Humanité reprend l'essentiel du communiqué de presse de l'AP-HP. A priori, la direction avance par étape : après avoir entendu les doléances des syndicats, elle donne rendez-vous mi-décembre pour présenter "les orientations qu'elle entend mettre en œuvre pour accompagner la transformation de l'AP-HP".

Mise à jour, 10/12/2010 : je viens de voir que AP-HP Actualités venait de publier le communiqué de presse complet sur le Comité technique d'établissement de ce lundi.


Mireille Faugere AP-HP 5
Mireille Faugère, directrice générale de l'AP-HP
Les 37 hôpitaux de Paris sont déjà administrativement regroupés en 12 groupes hospitaliers comme le prévoit la réforme retenue, la "recomposition" médicale devant suivre ultérieurement, a déclaré lundi devant les syndicats la nouvelle directrice générale de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), Mireille Faugère.

Lors d'un Comité Technique d'Établissement (CTE) central extraordinaire, Mme Faugère, ancienne directrice des TGV à la SNCF, se retrouvait pour la première fois, depuis sa prise de fonctions en octobre dernier, face aux syndicats qui avaient réclamé un "point d'étape" sur la restructuration de l'AP-HP. Le climat social est très tendu dans plusieurs hôpitaux, notamment Tenon (XXe arrondissement) où les personnels infirmiers sont entrés dans leur 9e semaine de grève. Mme Faugère "a souhaité distinguer la question de l'organisation administrative mise en oeuvre de la recomposition ultérieure -dans une logique médicale- que permettront les groupes hospitaliers pour développer une prise en charge renforcée grâce à un meilleur ancrage territorial", selon un communiqué de la direction. La nouvelle dirigeante a annoncé qu'elle s'exprimerait à la mi-décembre "sur les orientations qu'elle entend mettre en œuvre pour accompagner la transformation de l'AP-HP", selon ce communiqué.
"Nous demandions une mise à plat et des réajustements (...)", a déclaré à l'AFP Rose-May Rousseau, déléguée CGT, critiquant les "effets néfastes" sur les personnels et sur les patients de la restructuration en cours. "La directrice générale nous a dit qu'elle nous avait entendus mais qu'on continuait la casse", a-t-elle ajouté.
La réorganisation, approuvée en septembre dernier par le conseil de surveillance, et dont l'élaboration avait suscité de nombreux remous en interne et sur le plan politique, a réparti administrativement les 37 hôpitaux de l'AP-HP en 12 groupes. Elle vise à mutualiser moyens humains et matériels, tout en sortant les comptes du rouge dès 2012, alors que le déficit 2010 devrait atteindre 95 millions d'euros. Les syndicats craignent des milliers de suppressions d'emploi à l'issue du processus de réorganisation. Avec près de 90.000 professionnels, l'AP-HP est le premier employeur d'Ile-de-France. http://www.wikio.fr

lundi 6 décembre 2010

Infarctus et thérapie cellulaire : réussite française sur muscle cardiaque

Une équipe française de l’unité Inserm 915, de l’Institut du thorax de Nantes, coordonnée par le Pr Patricia Lemarchand, vient de parvenir à réparer le muscle cardiaque et reconstituer le tissu cardiaque après infarctus à l'aide d'une nouvelle approche thérapeutique. Une performance, qui a consisté à injecter à ces patients victimes d’infarctus, leurs propres cellules de la moelle osseuse, directement dans l’artère coronaire. Et ces cellules injectées stimulent et augmentent les capacités de réparation du muscle cardiaque. Ces résultats publiés dans l’édition de novembre de l’European Heart Journal, s’ils se confirment, pourraient offrir à des milliers de personnes victimes d’infarctus du myocarde chaque année une nouvelle perspective thérapeutique, en évitant l’intervention chirurgicale.

Les chercheurs savaient que l’injection intracoronaire de cellules autologues de moelle osseuse (autologous bone marrow cells - BMC) conduit à une légère amélioration de la fonction cardiaque, mais l'effet réparateur sur le myocarde restait encore inconnue. Cette étude multicentrique randomisée a donc souhaité évaluer cet effet réparateur, chez des patients qui avaient connu un infarctus aigu du myocarde puis identifier les facteurs prédictifs de cette amélioration du fonctionnement du muscle cardiaque. Rappelons que l’infarctus est provoqué par l’obstruction des artères qui mènent au cœur et qui ne peuvent plus l’oxygéner correctement.

Cet essai, nommé BONAMI (pour BONe marrow cells in Acute Myocardial Infarction) a été mené, de 2005 à 2009, sur 101 patients de moins de 75 ans, hospitalisés pour un premier infarctus du myocarde, grave et récent. Tous les patients ont été traités par angioplastie. La moitié d’entre eux ont reçu en plus une injection de leurs propres cellules de la moelle osseuse (cellules autologues) pour tenter de réparer la zone du muscle cardiaque lésée lors de l’infarctus, en moyenne 9,3 jours ( ± 1,7 jours) après l'infarctus. La moelle osseuse avait été prélevée, sous anesthésie locale, chez ces patients sur un os du bassin, le 9ème jour après l’infarctus. Les cellules concentrées puis réinjectées directement dans l’artère coronaire.

3 mois après l’infarctus, la thérapie cellulaire cardiaque démontre son effet bénéfique sur le muscle cardiaque. 34% des patients ayant reçu le traitement par thérapie cellulaire vs 16% des patients non traités (P = 0.06) ont eu une meilleure récupération de leur muscle cardiaque. Les cellules injectées ont stimulé et augmenté les capacités physiologiques de réparation post-infarctus du muscle cardiaque.

Des facteurs prédictifs de réussite de cette thérapie cellulaire ont été identifiés selon le profil des malades : En particulier, le tabagisme nuit à l’efficacité de la thérapie cellulaire.

Pas d'intervention chirurgicale : Les cellules sont obtenues sous simple anesthésie locale et ré-administrées au patient dans les heures qui suivent, limitant ainsi les manipulations.

Une autre recherche teste actuellement, chez des patients au stade d’insuffisance cardiaque l’injection de cellules souches autologues de la moelle osseuse directement dans le muscle cardiaque, pour améliorer les performances fonctionnelles cardiaques.

Source : Santé Log http://www.wikio.fr

vendredi 3 décembre 2010

Les hôpitaux en guerre contre les infections nosocomiales

Hier, nous relayions les résultats du "Palmarès des hôpitaux les plus sûrs" de L'Express. Le classement a en effet de quoi rassurer et les patients et la profession qui semble avoir fait de très gros efforts pour faire baisser les risques d'infection dans les hôpitaux. Xavier Bertrand, de retour aux affaires, rappelle que cela ne fait que 4 ans que l'étude est mise en place, et pourtant, "que de chemin parcouru" :
"Que de chemin parcouru depuis la diffusion publique du premier indice, en 2006 ! Cette année, non seulement la quasi-totalité des établissements ont répondu à l'enquête, mais les résultats de l'indicateur Icalin, qui porte sur les moyens et les actions de prévention des maladies nosocomiales, continuent à s'améliorer. Désormais, 92 % des établissements figurent dans les meilleures classes, en A ou B, sur ce critère. Ces chiffres attestent une forte mobilisation des professionnels."

L'AP-HP, dont les établissements sont très bien placés dans le classement, profite de cette nouvelle pour rappeler dans le Webzine de l'AP-HP sa politique de lutte contre les infections nosocomiales :



A l’AP-HP, on lutte contre les infections nosocomiales

En France, on estime que plus de 8 000 personnes meurent chaque année d’une infection nosocomiale. Les plus fréquentes touchent l’appareil urinaire (30%), les voies respiratoires et le site opératoire (endroit où le patient a été opéré). Alors que le ministère de la Santé a publié le 30 novembre son tableau de bord 2009, point de situation sur les résultats et les actions entreprises à l’AP-HP, pour prévenir ces infections.
Campagne de lutte contre les infections nosocomiales

Les infections nosocomiales, ou infections associées aux soins, sont des infections contractées au cours d’un séjour dans un établissement de santé. Elles peuvent être directement liées aux soins ou survenir durant l’hospitalisation, en dehors de tout acte médical. Tous les patients ne sont pas exposés au même risque de survenue d’une infection nosocomiale : ce risque dépend de l’âge, de l’état de santé du patient, du nombre et de la durée des actes invasifs subis, ainsi que du contexte dans lequel ceux-ci sont effectués (urgence, répétition des actes…)


Comment prévient-on une infection nosocomiale ? Quelles actions l’AP-HP met-elle en place ?
Les infections nosocomiales ne sont pas toutes évitables mais le respect par tous de règles simples d’hygiène permet de diminuer le risque. Les membres du personnel se lavent les mains à l’aide de solutions hydro-alcooliques (SHA) avant et après chaque soin, portent des gants en cas de contact avec du sang ou tout autre produit d’origine humaine nettoient et désinfectent le matériel et les surfaces entre chaque patient. Les patients ont une bonne hygiène corporelle et se lavent les mains après les toilettes, ne manipulent pas personnellement les dispositifs invasifs tels que cathéters, sondes ou drains, respectent les consignes de préparation chirurgicale en cas d’intervention : dépilation de la zone opératoire, douche antiseptique. Les visiteurs se lavent les mains avant et après chaque visite d’un malade, n’entrent pas dans un secteur de soins si ils sont porteurs d’une infection des voies respiratoires ou de tout autre maladie transmissible, respectent les mesures d’isolement mises en place pour certains malades, soit pour prévenir la transmission de germes résistants aux antibiotiques, ou de germes transmissibles par voie respiratoire, soit pour protéger les malades les plus fragiles.
Aujourd’hui à l’AP-HP, un programme de maîtrise des bactéries multirésistantes aux antibiotiques (BMR) est mis en place dans chaque hôpital : il a permis de diminuer par deux en 10 ans la proportion des staphylocoques dorés multirésistants aux antibiotiques. Une campagne Antibiotiques a été lancée depuis 2006 en partenariat avec la Caisse nationale d’assurance maladie afin de préserver l’efficacité des antibiotiques. La promotion de la friction hydro-alcoolique des mains a permis de multiplier par 10 la consommation de produits hydro-alcoolique, des produits désinfectants pour se laver les mains depuis 2000. Une campagne de sensibilisation à la vaccination contre la grippe, pour les membres du personnel et les patients, est mise en place chaque année dans chaque hôpital. Les réseaux d’eau sont enfin activement surveillés pour prévenir les légionelloses.

Des indicateurs pour évaluer la lutte contre les infections nosocomiales : le bilan 2009
Depuis 2005, un tableau de bord national est publié chaque année et mis à disposition des usagers à partir d’indicateurs mis en place progressivement par le Ministère de la santé. Ils mesurent : les activités de lutte contre les infections nosocomiales (indicateur ICALIN), la consommation des solutions hydro-alcooliques (indicateur ISCHA), la surveillance des infections du site opératoire (indicateur SURVISO), la promotion du bon usage des antibiotiques (indicateur ICATB) et l’organisation globale de l’hôpital pour prévenir les infections nosocomiales (score agrégé, élaboré à partir des résultats des 4 indicateurs précédents). Pour chaque indicateur, les établissements sont classés par catégorie, de A (meilleurs établissements) à E.
En 2009, 82% des hôpitaux de l’AP-HP se situent en classe A pour l’indicateur ICALIN, 97% pour l’ISCHA, 71% pour l’ICATB. Par ailleurs, 95% des disciplines chirurgicales des hôpitaux de l’AP-HP effectuent une surveillance des infections post-opératoires (SURVISO). Concernant le score agrégé, en 2009, 8 hôpitaux de l’AP-HP obtiennent les meilleurs scores des CHU français, Lariboisière en tête et 95% des hôpitaux de l’AP-HP sont situés en classe A.
Par ailleurs, l’AP-HP recueille et analyse depuis 1993 ses propres indicateurs de prévention des infections nosocomiales. Complémentaires des indicateurs nationaux, ils sont plus exigeants et permettent à l’AP-HP de conserver une avance dans ce domaine. Cette année, dans un souci de transparence, la Direction générale de l’AP-HP a décidé de diffuser également certains indicateurs spécifiques à l’AP-HP : cette diffusion est assurée sur le site internet qualité et sécurité des soins et par des affiches posées dans les lieux de passage du public dans les hôpitaux.
Ainsi, un « Indicateur Equipe Opérationnelle d’Hygiène » permet d’évaluer la présence dans l’hôpital de médecins et d’infirmières spécialisés dans la prévention des infections nosocomiales, en nombre conforme à la réglementation : en 2009, 35 hôpitaux de l’AP-HP se situent en classe A. Un autre indicateur évalue les moyens mis en œuvre par l’hôpital pour prévenir les légionelloses nosocomiales : en 2009, 95% des hôpitaux sont en classe A. Un troisième indicateur spécifique AP-HP « vaccination des patients contre la grippe » évalue la proportion de patients hospitalisés en long séjour qui sont vaccinés contre la grippe. En 2009 à l’AP-HP, 10 hôpitaux de long séjour sur 12 sont situés en classe A : plus de 90% de leurs patients sont vaccinés contre la grippe.

Les résultats de tous les indicateurs, par hôpital et par indicateur, sont consultables sur le site qualite-securite.aphp.fr.
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jeudi 2 décembre 2010

Infections nosocomiales : Lariboisière, hôpital «le plus sûr» de France

L'hôpital Lariboisière, à Paris, arrive en tête des centres hospitaliers universitaires et régionaux pour la lutte contre les infections nosocomiales, selon le classement établi à partir des indicateurs du ministère de la Santé, à paraître jeudi dans L'Express.
Ce palmarès des "hôpitaux les plus sûrs" réalisé par l'hebdomadaire, repose sur un "score général" obtenu par les établissements de santé dans la mise en oeuvre de mesures de lutte contre les infections nosocomiales.
La notation combine quatre indicateurs : l'indice Icalin (activité de lutte contre les infections nosocomiales), la consommation de solutés hydro-alcooliques par le personnel, la consommation d'antibiotiques et la surveillance des infections du site opératoire.

Dans le classement des 71 CHR-CHU, l'hôpital Emile-Roux de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) arrive deuxième, derrière Lariboisière (Paris 10e). L'hôpital Bretonneau (Paris 17e) se classe 3e.
L'hôpital Pierre-Bénite (CH Lyon Sud) se classe dernier, derrière l'hôpital Beaujon (Clichy), 70e, et les Hôpitaux universitaires de Strasbourg, 69e.

Parmi les 222 centres hospitaliers de plus de 300 lits, quatre établissements se classent ex-aequo en première place : le centre hospitalier de Compiègne, le Centre hospitalier de la Dracénie (Draguignan), l'hôpital Saint-Joseph (Marseille) et le Centre hospitalier Marie-Josée-Treffot (Hyères).

Arrivent en fin de classement le centre hospitalier de Rochefort (Charente-Maritime), derrière le centre hospitalier intercommunal de Castres-Mazamet (Tarn).

Parmi les 321 centres hospitaliers de moins de 300 lits, la Clinique mutualiste de Pessac (Gironde) et l'Hôpital suburbain du Bouscat (Gironde) remportent la palme.

L'hôpital de Domme (Dordogne) arrive en tête des 325 hôpitaux locaux, ex-aequo avec l'hôpital de Marchenoir (Loir-et-Cher).

La Clinique Plein ciel (Mougins) est premier ex-aequo avec la Clinique Saint-Jean (Toulon) et la Clinique Merlin-Vert Côteau (Marseille) du classement des 330 cliniques de plus de 100 lits. Pour les 238 cliniques de moins de 100 lits, la Clinique Saint-Joseph d'Angoulême est classée première.

Enfin six établissements arrivent premier ex-aequo des 20 centres de lutte contre le cancer : l'Institut Curie (Paris), le Centre Paul Strauss (Strasbourg), l'Institut Paoli-Calmettes (Marseille), l'Institut Jean Godinot (Reims), Centre Paul Papin (Angers) et le Centre René Gauducheau (Nantes).

92% des établissements de santé figuraient en 2009 dans "les meilleures classes" sur les résultats de l'indicateur Icalin, selon le tableau de bord publié mardi par le ministère de la Santé.

Source : AFP
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mercredi 1 décembre 2010

Les hopitaux français se préparent à accueillir les premiers cas de bronchiolite

Chaque hiver entre novembre et janvier, près de 460.000 nourrissons et jeunes enfants de 1 mois à 2 ans, sont touchés par la bronchiolite, une infection virale la plupart du temps bénigne. Doctissimo publie un dossier étoffé et rassurant sur un point :  la bronchiolite se soigne très bien par de la kinésithérapie respiratoire. Cependant, dans 1% des cas elle entraine une hospitalisation. Quand on sait qu'en Ile-de-France, c'est 100 à 120.000 enfants qui sont touché, les hôpitaux doivent se montrer vigilants.

Dans le Webzine de l'AP-HP, l'institution rappelle qu'elle accueille dans ses hôpitaux un enfant touché sur deux. Si je compte bien, cela fait entre 50 et 60.000 petits patients ! Pour répondre à cet afflux saisonnier, elle met en place un dispositif spécifique, caractérisé par une certaine souplesse de gestion : médecine de ville et hôpital travaillent en concertation, l'hospitalisation à domicile est possible, et le périmètre du plan évolue à mesure que l'épidémie progresse ou régresse.

Aussitôt annoncée, aussitôt arrivée. AP-HP actualités annonce que l’hôpital Armand Trousseau comptabilise déjà des dizaines de consultations chaque jours. Le Pr Ricardo Carbajal, chef du service des urgences pédiatriques précise : « Nous renforçons le nombre des médecins à l’accueil pour recevoir les malades, ensuite nous avons prévu une augmentation du nombre de lits d’hospitalisation de courte durée, dans ce cas précis nous avons 6 lits et passons à 12 lits. »


A noter qu'en Ile-de-France, le Réseau Bronchiolite met à disposition des parents de nourrissons un numéro d'appel accessible 7j/7 de 9h à 23h : 0.820.800.880. Des médecins assurent les consultations en ligne et vous dirigent si nécessaire vers les services de proximité.
Si vote petit nécessite les soins d'un kiné, plusieurs d'entre eux peuvent vous accueillir 7j/7 de 9h à 23h. Le numéro : 0.820.820.603

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