jeudi 23 décembre 2010

SMS et lecteurs numériques pour améliorer les soins au CHU de Lyon

Des SMS envoyés sur le portable des patients, des iPod® dans les mains des aides-soignants... Le CHU de Lyon vit une révolution numérique au premier degré. Ses dirigeants ont en effet décidé de s’appuyer sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) pour mieux répondre aux préoccupations des patients. Objectif : mieux cerner leurs difficultés mais aussi, améliorer la sécurité des soins et la traçabilité des actes.

Des SMS pour éviter d’oublier les rendez-vous.

« Le téléphone portable et l’Internet sécurisé permettront d’améliorer considérablement la relation entre le patient et l’hôpital », indique Philippe Castets, en charge de la Direction du système d’information au CHU de Lyon. En premier lieu, il s’est attaqué aux oublis de rendez-vous. Le CHU dispose désormais d’une interface permettant de contacter directement les patients le jour J, par un SMS généré automatiquement. « Cet outil est le premier d’une série de logiciels qui seront lancés aux Hospices civils de Lyon, et que nous voulons déployer à un rythme soutenu » explique Philippe Castets.

Des aides-soignants équipés d’iPod®

Autre nouveauté. Certains soignants sont désormais équipés d’un lecteur numérique bien connu. L’objectif n’est pas de leur permettre de décompresser en musique, mais bien d’améliorer la sécurité des soins et la traçabilité des actes. Cet appareil permet ainsi aux aides-soignants de saisir les paramètres vitaux (température corporelle, rythme cardiaque ou respiratoire…) et même d’évaluer l’intensité de leur douleur. Et cela tout simplement, au pied du lit. Les informations sont alors instantanément ajoutées au dossier informatisé du malade par l’intermédiaire du réseau Wifi de l’établissement. L’application remporte déjà un vif succès : 15 lecteurs ont été déployés à la fin de l’été. Ils sont actuellement 75 en service. D’ici fin 2011, les 400 aides-soignants du CHU seront ainsi équipés.

Sources : Destination Santé http://www.wikio.fr

lundi 20 décembre 2010

Sarkozy rencontrera des personnels hospitaliers mardi à Avignon

Le président Nicolas Sarkozy rencontrera mardi à Avignon (Vaucluse) les personnels hospitaliers de l'hôpital Henri Dufaut, où il visitera les services de maternité, pédiatrie et cardiologie, a indiqué l'Elysée lundi dans un communiqué.


Le chef de l'Etat inaugurera en fin de matinée les nouveaux locaux du Centre hospitalier Henri Dufaut, puis visitera différents services du centre: ceux de la cardiologie récemment ouverts et dotés d'un nouveau quartier de soins intensifs, de la maternité et de la pédiatrie.

M. Sarkozy échangera avec les représentants du personnel, puis s'adressera au personnel hospitalier du centre.
Il sera accompagné du ministre du Travail et de la Santé Xavier Bertrand et des secrétaires d'Etat Nora Berra (Santé) et Thierry Mariani (Transports).

Une telle démarche est coutumière pour le chef de l'Etat à quelques jours de Noël. L'an dernier, il s'était rendu dans le service pédiatrique de l'hôpital intercommunal de Créteil, accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy. En 2008, également avec son épouse, il avait visité le centre hospitalier de Saint-Denis. L'année d'avant, il était allé voir les enfants malades de l'hôpital Necker à Paris.

Pour sa part, la première Dame a rendu visite le 15 décembre à des enfants handicapés de l'hôpital de Garches (Hauts-de-Seine).

Source : AFP http://www.wikio.fr

vendredi 17 décembre 2010

Mireille Faugère : "Faire préférer l'AP-HP"

Cette semaine, la direction de l'AP-HP semble avoir décidé de s'exprimer clairement sur ses objectifs à long terme et il était temps ! En effet, depuis 2009, année du vote de la loi HPST en France et de l'annonce d'un plan stratégique annonçant le regroupement des hôpitaux publics parisiens en 12 groupes hospitaliers, la vie de l'institution a été pour le moins mouvementée : grèves à répétition, blocage du siège par les syndicats, mouvements de résistance de médecins, joutes politiques...

Mireille Faugère, qui a officiellement pris ses fonctions de directrice générale de l'AP-HP en septembre,  a pris trois mois pour rencontrer les principaux acteurs de l'institution et entrer dans les dossiers. Elle a commencé par jouer l'apaisement face aux médecins, en nommant Michel Fournier à la DPM. Elle a aussi pris en compte les revendications des grévistes de l'hôpital Tenon, l'Humanité estimant même "le dialogue renoué". On apprenait d'ailleurs hier soir par l'AFP que la grève prenait fin, suite à un accord prévoyant "un renforcement du plan de recrutement à hauteur de 59 infirmières et 33 aides soignants".

En début de semaine, elle a rencontré les principaux acteurs de l'institution pour leur présenter "ses priorités". Le Webzine de l'AP-HP, le magasine en ligne des Hôpitaux de Paris, les a détaillés hier. Son ambition : "conforter le statut de premier hôpital public universitaire européen de l’AP-HP". Cela ne va pas être une tâche facile et les chantiers sont nombreux...

Ce qui me semble rassurant, c'est qu'elle n'est pas dans le déni, puisqu'elle déroule la liste des difficultés attendues : "l’évolution des besoins en matière de santé, une démographie médicale de plus en plus tendue, un environnement plus concurrentiel ou encore une contrainte financière appelée à durer dans le contexte du nécessaire redressement des comptes sociaux." Bref; tout n'est pas rose !

Les priorité fonctionnelle qu'elle se fixe pour les années à venir :  "L’AP-HP devra également se mobiliser pour développer les activités ambulatoires (entrée le matin / sortie le soir) et augmenter le taux d’utilisation de ses blocs opératoires et de ses équipements (IRM, scanner etc..), encore insuffisant. L’amélioration de la prise en charge "au quotidien" des malades sera également érigée au rang des priorités, de même que l’amélioration des conditions de travail des agents. La directrice générale a aussi pointé un certain nombre de progrès à accomplir, en particulier sur la qualité de la facturation, sur la prescription de médicaments ou d’examens de laboratoire."

Le siège sera aussi réorganisé. Il sera visiblement dédié à cet effort de rationalisation : il suffit de lire la dénomination des deux nouvelles directions : la direction du pilotage de la transformation et la direction du service aux patients.

Enfin, pendant cette semaine chargée en nouvelles, Mireille Faugère a répondu aux questions d'Yves Calvi sur RTL, où elle a réaffirmé ses principes. L'émission était filmée, elle est visible ici :

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jeudi 16 décembre 2010

Epidémie de grippe : les réseaux de surveillance se veulent rassurants

L'AFP vient de publier un communiqué annonçant que "le nombre de personnes touchées par la grippe augmente lentement".

Le réseau des Grog (Groupes régionaux d'observation de la grippe) - cela ne s'invente pas un nom pareil - qui surveille l'arrivée et la circulation des virus grippaux sur le territoire, observe que le nombre des cas de grippe augmente "peu à peu", avec cependant un impact "très modeste".

Réseau Sentinelles - Inserm
Concrètement, "plus d'un prélèvement rhinopharyngé sur cinq effectués au cours des deux dernières semaines par les médecins vigies Grog sont positifs pour la grippe".

Un autre réseau de professionnels, le réseau Sentinelles de l'Inserm,observe lui aussi une "faible" hausse. Le nombre de cas a presque doublé en deux semaines, passant de 42 à 77 pour 100.000 habitants.

Rappelons que le seuil épidémique est fixé à 166 cas pour 100.000. http://www.wikio.fr

mercredi 15 décembre 2010

Le professeur Laurent Lantieri, personnalité de l'année


Il y a des années où les héros des français sont chanteurs, acteurs, sportifs de haut niveau. En 2010, le sondage réalisé par Le Parisien et RTL auprès de leurs lecteurs et auditeurs désigne Laurent Lantieri comme personnalité de l'année. Un chirurgien ! Rappelez-vous que les années précédentes, c'est Dany Boon et Johnny Halliday qui remportaient les suffrages !

Même le très médiatique blog de Jean-Marc Morandini titre sur l'information : Voici l'homme de l'année pour RTL et le Parisien.

Le Pr Lantieri n'en est pas à son coup d'essai, mais 2010 est l'année où il réussit la première greffe totale du visage en France. La performance a été très médiatisée et son patient s'est exprimé plusieurs fois dans la presse et les médias. En septembre, Sept à Huit réalisait un interview poignante sur le calvaire vécu par cet homme souffrant de neurofibromatose, une maladie génétique qui le défigurait. Aujourd'hui, c'est encore cet homme qui témoigne dans le Parisien : "Je suis devenu anonyme, résume Jérôme. J’en rêvais. Le professeur Lantieri l’a fait. Il a changé ma vie"

Pour en savoir un peu plus sur le professeur Lantieri : Le Webzine de l'AP-HP http://www.wikio.fr

mardi 14 décembre 2010

Boris, infirmier anesthésiste en action

La profession infirmière est souvent la grande muette de l'hôpital. Il faut bien reconnaître que ce sont les médecins qui occupent l'espace médiatique : avancées scientifiques ou débats politiques, ils sont sur tous les fronts.  Dans notre volonté de partager une information aussi diverse que possible sur l'hôpital français, voici donc le portrait d'un infirmier, publié cette semaine sur ActuSoins.


Boris est infirmier anesthésiste diplômé d’état. Passionné par  son métier, il mène de front plusieurs activités professionnelles sans jamais négliger la qualité de son travail. Son objectif : apprendre, transmettre et soigner encore et toujours davantage.
Boris Martin le Pladec - © M.S.

Working boy
En arrivant en moto, sur le lieu de rendez-vous, Boris Martin Le Pladec, 29 ans, laissait déjà présager d’un tempérament actif. Quelques phrases d’échange suffiront à confirmer cette première impression. « J’ai la chance de pouvoir faire plein de choses différentes », déclare-il pour se définir. Et c’est le moins que l’on puisse dire.

Boris travaille à plein temps à Lariboisière, tantôt au bloc, tantôt au SMUR. Le week-end, sur son temps libre, il assure des gardes en ambulance de réanimation pour les pompiers de Paris. Récemment, il est allé bénévolement en Afghanistan, au service d’une ONG marseillaise, pour participer à la réhabilitation d’un bloc opératoire et s’apprête maintenant à partir au Bangladesh, sur un bateau itinérant dont l’équipage opère à bord.

Inscrit à l’EPRUS*, il est également réserviste sanitaire pour le ministère de la santé et le ministère des affaires étrangères. C’est ainsi qu’il a assisté en Janvier dernier en Haïti, les interventions chirurgicales des victimes du tremblement de terre.  « C’est comme un échange. J’apporte mon savoir-faire, et en retour, je me nourris de ces expériences. Chacune d’elles m’apporte un plus dans mon métier», sourit-il. C’est en toute modestie et très simplement, que Boris explique ses choix. « Je me sens proche des institutions et j’ai beaucoup de respect envers le service public. Je suis fier de porter une tenue AP-HP au quotidien. Je suis fier aussi, dans le cadre de l’Eprus, d’utiliser mes connaissances au service de l’Etat. C’est vraiment  symbolique pour moi ».

« J’aime bouger et affronter certains défis », ajoute-il. Son parcours en atteste. A 19 ans, il part de son sud-ouest natal pour suivre des études en Belgique, « afin de voir du pays ». Une fois diplômé, il prend un aller pour la Guyane et y trouve un poste en néonatologie, « afin de démystifier la prise en charge difficile des nourrissons ». De retour, il fait fonction d’IBODE, « pour apprendre une autre facette du métier », puis suit sa formation d’IADE au Luxembourg, avec une partie des cours scientifiques en allemand, « pour pimenter le contenu », se souvient-il en riant.

Infirmier anesthésiste dans l’âme
Boris est certes un  touche à tout . Néanmoins, ses compétences principales sont maintenant l’anesthésie et l’urgence pré-hospitalière. Pour lui, il est important que chacun soit conscient de ses propres limites et se positionne à sa juste place. « C’est ce qui permet une complémentarité efficace entre les différents protagonistes des soins », estime-il. Du fait de sa spécialisation, il travaille plutôt en amont des soins, en phase aiguë. « Par exemple, en Haïti, au début, les besoins infirmiers concernaient plutôt les IADE, car il fallait intervenir chirurgicalement, donc trouver des infirmiers compétents et correspondants à cette nécessité. Je suis parti. Maintenant, avec l’épidémie de choléra qui sévit, le problème n’est plus d’ordre chirurgical mais médical. Les patients souffrent de déshydratation, et les premiers touchés sont les enfants. L’EPRUS, qui sait très bien tirer profit de chaque qualification envoie donc à présent plutôt des puéricultrices et des pédiatres ».

Porté sur le problème actuel de reconnaissance des infirmiers anesthésistes, Boris estime que l’ « anesthésie ne s’improvise pas » et qu’il ne faut pas prendre à la légère cette spécialisation. « Quand on suit la formation de deux ans, on se demande comment on a fait pour exercer sans ces connaissances avant », sourit-il. Autour de Boris, les réactions sont nombreuses. « C’est un très bon infirmier, qui, de plus, s’avère être extrêmement pédagogue. Il a la communication dans la peau.», déclare Nicolas Brichet, responsable formation de l’EPRUS.

Cette aisance pourrait d’ailleurs lui ouvrir bien des portes. « On me dit souvent que je finirai cadre, à gérer des équipes. J’avoue que cela m’attire, mais je ne suis pas prêt à changer de métier si je ne peux plus faire de terrain et être auprès des patients», admet Boris. Alors, pour le moment, il vit ses envies à deux cents à l’heure, sans renoncer à sa vie sociale.
Malika Surbled
*EPRUS : Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires
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lundi 13 décembre 2010

Bioéthique et politique : La Croix mène l'enquête

Dons d'organes, recherche en thérapie génique et génie génétique, don de gamètes... les discussions à partie de février 2011 autour du projet de loi de révision des lois de bioéthiques seront passionnantes à plus d'un titre :
  • Éthique : jusqu'où peut aller la recherche, quelles sont les conséquences éthiques du don de gamètes, etc.
  • Politique : où en sont les partis dans leurs réflexions ? Comment ne pas se priver d'une frange de son électorat, sans pour autant ralentir la recherche médicale ? Comment intégrer les particularismes européens ? Nous avons d'ailleurs vu Roselyne Bachelot préparer le terrain à la rentrée.
Pour y voir un peu plus clair, La Croix publie un dossier fouillé sur la question :



Dense soirée en perspective, mardi 14 décembre, rue de Solférino. Alors que le projet de loi de révision des lois de bioéthique doit être discuté à l’Assemblée, à partir du 8 février, le bureau national du PS doit en effet se prononcer sur les principaux sujets soulevés : ouverture de l’aide médicale à la procréation (AMP), légalisation ou non des mères porteuses, levée de l’anonymat sur les dons de sperme et d’ovules, recherche sur l’embryon…

Si le texte présenté par le gouvernement est marqué par une certaine prudence, l’examen au Parlement pourrait réserver quelques surprises. En outre, en cas d’alternance en 2012, la gauche pourrait remettre certains dossiers sur la table.

Les positions que prendront les socialistes mardi feront donc l’objet d’une attention particulière. D’autant que rien n’est joué. Car, à gauche comme à droite, la bioéthique brouille les cartes et rend caducs les clivages traditionnels.

Un clivage qui traverse tous les partis

Certes, on peut dessiner quelques grandes lignes de fracture. D’un côté, une gauche déterminée à suivre les évolutions de la science et de la société. « Aujourd’hui, la famille a plusieurs visages et de nouvelles demandes sociales se font jour : mariage de couples de même sexe, homoparentalité, gestation pour autrui…, souligne Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale du PS. Le rôle du politique, c’est de prendre en compte ces évolutions majeures. On ne peut y être sourd. Il faut ainsi, à mon sens, rendre l’aide à la procréation accessible aux homosexuels. »

De l’autre, une droite favorisant le modèle traditionnel de la famille. « Chacun mène sa vie comme il le souhaite, mais notre responsabilité d’élus, c’est de conforter la cellule familiale de base », résume ainsi le député (Nouveau Centre) de la Marne Charles de Courson.

Autrement dit, pour les uns, l’aide médicale à la procréation doit être réservée au traitement de l’infertilité ; pour les autres, offrir des modes alternatifs de reproduction humaine, indépendamment de la « contrainte » biologique. Reste que ce clivage schématique est loin de traduire la réalité de ce qui se passe réellement au sein des partis.

Contre «une marchandisation du corps féminin»

L’exemple le plus frappant est celui des mères porteuses. Sans attendre le bureau national de demain, la bataille d’arguments fait déjà rage au PS. En janvier, la sénatrice socialiste Michèle André (Puy-de-Dôme) a déposé une proposition de loi légalisant cette pratique, tandis que le think tank Terra Nova publiait un rapport lui aussi favorable à la gestation pour autrui, au nom « du droit des couples à fonder une famille », y compris, selon ses auteurs, les hommes homosexuels.

Rapport auquel plusieurs personnalités de gauche, parmi lesquelles Michel Rocard, Lionel Jospin ou encore Benoît Hamon, ont répondu par une virulente tribune intitulée : « Mères porteuses, extension du domaine de l’aliénation ». Pour ces derniers, la pratique « est absolument contraire à tout engagement de nature progressiste », entraînant notamment « une marchandisation du corps féminin » et « une exploitation, radicale, des femmes pauvres ».

Une position chère aux féministes et dont le numéro deux du parti, Harlem Désir, s’est fait l’écho jeudi dernier dans l’émission « Face aux chrétiens » de Radio Notre-Dame.

Le courant libéral incarné par Nadine Morano resterait «très marginal» à droite

Sur cette question, la droite n’est pas en reste. Personne, en effet, n’a oublié la passe d’armes qui avait opposé en juin 2008 deux figures de l’UMP, Nadine Morano, encore secrétaire d’État à la famille, et Christine Boutin, alors ministre du logement.

La première s’était déclarée favorable à la gestation pour autrui (GPA), ajoutant même : « Si demain, ma nièce ou ma fille avait un problème de stérilité et qu’elle me demandait de porter son enfant, franchement, je le ferais. » En guise de réplique, Christine Boutin avait lancé une pétition appelant à rejeter la GPA.

Pour le député Hervé Mariton (UMP, Drôme), cependant, le courant libéral incarné par Nadine Morano reste « très marginal » à droite. Vice-président de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi, il croit à un consensus large, à l’UMP, sur les mères porteuses ou l’encadrement strict de l’AMP.

«Les gamètes ne sont pas porteurs d’une histoire familiale»

Ce sera en revanche plus délicat concernant la levée de l’anonymat du don de gamètes. Sous l’impulsion de l’ex-ministre de la santé Roselyne Bachelot, le gouvernement prévoit en effet d’assouplir l’un des principes cardinaux des lois de bioéthique jusqu’ici, afin de permettre aux enfants nés d’un don de connaître l’identité de leur donneur (sous réserve de son accord)

Une idée à laquelle s’oppose Jean Leonetti, rapporteur de la commission spéciale, soucieux de ne pas faire primer le biologique sur l’éducatif et l’affectif. À cet égard, il est rejoint par une large part du PS. « Les gamètes ne sont porteurs que d’un capital génétique, pas d’une histoire familiale », estime ainsi Najat Vallaud-Belkacem, rapporteuse du groupe de travail du PS sur la bioéthique.

Comme le député UMP des Alpes-Maritimes, cette dernière doute que la levée de l’anonymat soit « un remède » à la souffrance de certains enfants et craint, par ailleurs, une chute des dons. C’est la position qu’elle tentera de faire valoir, demain, au bureau national. Tout en sachant que certains élus de poids, comme Alain Claeys – député PS de la Vienne et président de la commission spéciale –, seront en travers de sa route, car favorables à l’accès aux origines.

«Nous n’avons jamais légiféré sur le fait que l’embryon est une personne»

Ce dernier, toutefois, a un autre cheval de bataille. L’autorisation « encadrée » de la recherche sur l’embryon, plutôt que l’interdiction de principe avec dérogation qui prévaut aujourd’hui. Suivi à gauche, au motif qu’il ne faut pas entraver le travail des chercheurs, Alain Claeys est parvenu à convaincre des confrères de droite, comme le député UMP du Var Jean-Sébastien Vialatte.

Sous leur impulsion, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) recommande ainsi, dans son dernier rapport sur les cellules souches embryonnaires, « de passer à un régime d’autorisation des recherches sur ces cellules ». Le 7 novembre, dans Le Journal du dimanche, même Jean Leonetti a regretté que la recherche soit bridée.


« La plupart des élus de la majorité sont attachés au maintien de l’interdiction de principe », tempère cependant Hervé Mariton, qui souligne l’attachement de la droite au respect de l’embryon. « Nous n’avons jamais légiféré sur le fait que l’embryon est une personne mais, dans les faits, nous souhaitons nous écarter le moins possible de cette position. » Une position qui, selon lui, va au-delà du courant catholique et marque encore une forte césure droite-gauche. http://www.wikio.fr

vendredi 10 décembre 2010

Mediator : Even estime que l'enquête de l'Igas va "enfumer" les gens

Philippe Even, pneumologue et président de l'Institut Necker, a estimé jeudi que l'enquête que doit mener l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) suite à l'affaire du Mediator n'allait servir qu'à "enfumer" les gens.
Le Mediator, interdit depuis l'an dernier, est un médicament pour diabétiques en surpoids prescrit aussi comme coupe-faim, qui selon l'Afssaps (agence sanitaire des produits de santé) aurait causé au moins 500 morts entre 1976 et 2009.
"Les instances de contrôle de l'Etat ont failli totalement à leur mission, depuis longtemps", a accusé Philippe Even sur France-Inter.
Il relève que les agences sanitaires comme l'Afssaps sont dirigées par des énarques, polytechniciens, "qui savent tout, mais compétents nulle part". "Je ne crois pas à la corruption, mais à une certaine naïveté", car "la biologie, c'est compliqué", dit-il.
"Maintenant, on va chercher à nous enfumer" en confiant l'enquête à l'Igas qui, souligne-t-il, dépend elle-même du ministère de la Santé.
Philippe Even parle d'"auto-censure des politiques et de la haute administration".
Les résultats de l'enquête sont attendus à la mi-janvier.
La création d'une mission d'information parlementaire, réclamée par les députés PS, doit être débattue la semaine prochaine lors d'une réunion de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée.

Source : AFP http://www.wikio.fr

mercredi 8 décembre 2010

Des formations en médecine des voyages et tropicale ouvertes aux infirmières

Je ne pense pas que nous ayons encore parlé de formation professionnelle ni de carrière sur le blog. Ce n'est pas parce que l'on est infirmière que l'on restera dans le même service toute sa vie. Les hôpitaux proposent des formations pointues permettant de gagner en autonomie, en expertise et de "voir du pays" dans certains cas. Ici, le Pr. Olivier Bouchaud présente le Diplôme Inter Universitaire de médecine des voyages et celui de médecine tropicale (DIU).

Source : ActuSoins

Chaque année à Paris, l’Institut de Médecine et épidémiologie Appliquée (IMEA), en partenariat avec la Pitié-Salpêtrière , propose plusieurs formations en médecine infectieuse. Parmi ces enseignements figurent le D.I.U de médecine du voyage et le D.I.U de médecine tropicale. Accessibles aux infirmières, ils contribuent notamment à renforcer leur autonomie pour la prévention et pour la prise en charge humanitaire.

D.I.U Médecine des voyages – Santé des voyageurs : l’éducation thérapeutique en devise

« Je pense que les infirmières font souvent mieux l’éducation thérapeutique que les médecins ». C’est en partant de ce postulat, que le Pr Olivier Bouchaud, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Avicenne en Seine-Saint-Denis, a monté il y a quelques années, le Diplôme Inter Universitaire de médecine des voyages. « L’idée était de leur permettre d’avoir une certaine autonomie et de souligner qu’elles sont compétentes en médecine du voyage », ajoute-il.

Avec au programme dix modules tels que l’évaluation des risques sanitaires liés au voyage, les grandes pathologies du voyageur ou encore la chimio-prophylaxie antipalustre, ce D.I.U s’adresse principalement aux infirmières qui travaillent dans des services de maladies infectieuses, dans des centres de vaccinations internationales ou dans des centres de conseils aux voyageurs. « L’objectif est de savoir donner les bons conseils et les bonnes recommandations avant le départ », déclare le Pr Bouchaud. Pour optimiser l’enseignement qui se déroule sur huit mois à hauteur de trois heures de formation hebdomadaire, les cours favorisent l’apprentissage par « cas cliniques ». Un stage d’une durée de vingt heures minimum dans un centre contribue en partie à l’obtention du diplôme.

D.I.U Médecine tropicale – Santé internationale : Pour une prise en charge humanitaire

Contrairement à la médecine des voyages, relevant principalement de la prévention appliquée en France, la médecine tropicale se pratique sur des postes humanitaires ou en expatriation professionnelle. « La Médecine tropicale s’exerce dans des situations où les moyens sont très limités et où les personnes prises en charge présentent un risque élevé de développer une pathologie enseignée. L’objectif de ce D.U est donc inverse au D.U de médecine des voyages», ajoute le Pr Bouchaud, également responsable pédagogique de cette formation.

Au programme des neuf mois d’enseignement, neuf modules tels que la santé publique ou la parasitologie dans les pays en voie de développement. « J’ai beaucoup apprécié la maîtrise des enseignants qui venaient nous faire cours. Ils étaient impressionnants et passionnés », déclare Bénédicte Moncomble, infirmière logisticienne, qui a suivi cette formation il y a quelques années. « Cela m’a donné envie d’aller plus loin en me confortant dans mon désir de travailler outre-mer. J’ai pu alors réaliser ce projet ».

Les deux D.I.U se déroulent chaque année, alternativement à la faculté de médecine du C.H.U Bichat et à la faculté de médecine du C.H.U Pitié-Salpêtrière à Paris.

Malika Surbled http://www.wikio.fr

mardi 7 décembre 2010

Comité technique d'établissement : la nouvelle direction face aux syndicats

Nous vous en parlions fin novembre : le CTE d'hier (6 décembre) rassemblant direction et intersyndicale s'annonçait rude. Or, Mireille Faugère semble bien gérer la situation "tendue" à l'AP-HP. Ses qualités de négociatrice n'y sont sans doute pas pour rien. D'ailleurs, les syndicats paraissent plus mesurés dans leurs propos.
L'Humanité reprend l'essentiel du communiqué de presse de l'AP-HP. A priori, la direction avance par étape : après avoir entendu les doléances des syndicats, elle donne rendez-vous mi-décembre pour présenter "les orientations qu'elle entend mettre en œuvre pour accompagner la transformation de l'AP-HP".

Mise à jour, 10/12/2010 : je viens de voir que AP-HP Actualités venait de publier le communiqué de presse complet sur le Comité technique d'établissement de ce lundi.


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Mireille Faugère, directrice générale de l'AP-HP
Les 37 hôpitaux de Paris sont déjà administrativement regroupés en 12 groupes hospitaliers comme le prévoit la réforme retenue, la "recomposition" médicale devant suivre ultérieurement, a déclaré lundi devant les syndicats la nouvelle directrice générale de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), Mireille Faugère.

Lors d'un Comité Technique d'Établissement (CTE) central extraordinaire, Mme Faugère, ancienne directrice des TGV à la SNCF, se retrouvait pour la première fois, depuis sa prise de fonctions en octobre dernier, face aux syndicats qui avaient réclamé un "point d'étape" sur la restructuration de l'AP-HP. Le climat social est très tendu dans plusieurs hôpitaux, notamment Tenon (XXe arrondissement) où les personnels infirmiers sont entrés dans leur 9e semaine de grève. Mme Faugère "a souhaité distinguer la question de l'organisation administrative mise en oeuvre de la recomposition ultérieure -dans une logique médicale- que permettront les groupes hospitaliers pour développer une prise en charge renforcée grâce à un meilleur ancrage territorial", selon un communiqué de la direction. La nouvelle dirigeante a annoncé qu'elle s'exprimerait à la mi-décembre "sur les orientations qu'elle entend mettre en œuvre pour accompagner la transformation de l'AP-HP", selon ce communiqué.
"Nous demandions une mise à plat et des réajustements (...)", a déclaré à l'AFP Rose-May Rousseau, déléguée CGT, critiquant les "effets néfastes" sur les personnels et sur les patients de la restructuration en cours. "La directrice générale nous a dit qu'elle nous avait entendus mais qu'on continuait la casse", a-t-elle ajouté.
La réorganisation, approuvée en septembre dernier par le conseil de surveillance, et dont l'élaboration avait suscité de nombreux remous en interne et sur le plan politique, a réparti administrativement les 37 hôpitaux de l'AP-HP en 12 groupes. Elle vise à mutualiser moyens humains et matériels, tout en sortant les comptes du rouge dès 2012, alors que le déficit 2010 devrait atteindre 95 millions d'euros. Les syndicats craignent des milliers de suppressions d'emploi à l'issue du processus de réorganisation. Avec près de 90.000 professionnels, l'AP-HP est le premier employeur d'Ile-de-France. http://www.wikio.fr

lundi 6 décembre 2010

Infarctus et thérapie cellulaire : réussite française sur muscle cardiaque

Une équipe française de l’unité Inserm 915, de l’Institut du thorax de Nantes, coordonnée par le Pr Patricia Lemarchand, vient de parvenir à réparer le muscle cardiaque et reconstituer le tissu cardiaque après infarctus à l'aide d'une nouvelle approche thérapeutique. Une performance, qui a consisté à injecter à ces patients victimes d’infarctus, leurs propres cellules de la moelle osseuse, directement dans l’artère coronaire. Et ces cellules injectées stimulent et augmentent les capacités de réparation du muscle cardiaque. Ces résultats publiés dans l’édition de novembre de l’European Heart Journal, s’ils se confirment, pourraient offrir à des milliers de personnes victimes d’infarctus du myocarde chaque année une nouvelle perspective thérapeutique, en évitant l’intervention chirurgicale.

Les chercheurs savaient que l’injection intracoronaire de cellules autologues de moelle osseuse (autologous bone marrow cells - BMC) conduit à une légère amélioration de la fonction cardiaque, mais l'effet réparateur sur le myocarde restait encore inconnue. Cette étude multicentrique randomisée a donc souhaité évaluer cet effet réparateur, chez des patients qui avaient connu un infarctus aigu du myocarde puis identifier les facteurs prédictifs de cette amélioration du fonctionnement du muscle cardiaque. Rappelons que l’infarctus est provoqué par l’obstruction des artères qui mènent au cœur et qui ne peuvent plus l’oxygéner correctement.

Cet essai, nommé BONAMI (pour BONe marrow cells in Acute Myocardial Infarction) a été mené, de 2005 à 2009, sur 101 patients de moins de 75 ans, hospitalisés pour un premier infarctus du myocarde, grave et récent. Tous les patients ont été traités par angioplastie. La moitié d’entre eux ont reçu en plus une injection de leurs propres cellules de la moelle osseuse (cellules autologues) pour tenter de réparer la zone du muscle cardiaque lésée lors de l’infarctus, en moyenne 9,3 jours ( ± 1,7 jours) après l'infarctus. La moelle osseuse avait été prélevée, sous anesthésie locale, chez ces patients sur un os du bassin, le 9ème jour après l’infarctus. Les cellules concentrées puis réinjectées directement dans l’artère coronaire.

3 mois après l’infarctus, la thérapie cellulaire cardiaque démontre son effet bénéfique sur le muscle cardiaque. 34% des patients ayant reçu le traitement par thérapie cellulaire vs 16% des patients non traités (P = 0.06) ont eu une meilleure récupération de leur muscle cardiaque. Les cellules injectées ont stimulé et augmenté les capacités physiologiques de réparation post-infarctus du muscle cardiaque.

Des facteurs prédictifs de réussite de cette thérapie cellulaire ont été identifiés selon le profil des malades : En particulier, le tabagisme nuit à l’efficacité de la thérapie cellulaire.

Pas d'intervention chirurgicale : Les cellules sont obtenues sous simple anesthésie locale et ré-administrées au patient dans les heures qui suivent, limitant ainsi les manipulations.

Une autre recherche teste actuellement, chez des patients au stade d’insuffisance cardiaque l’injection de cellules souches autologues de la moelle osseuse directement dans le muscle cardiaque, pour améliorer les performances fonctionnelles cardiaques.

Source : Santé Log http://www.wikio.fr

vendredi 3 décembre 2010

Les hôpitaux en guerre contre les infections nosocomiales

Hier, nous relayions les résultats du "Palmarès des hôpitaux les plus sûrs" de L'Express. Le classement a en effet de quoi rassurer et les patients et la profession qui semble avoir fait de très gros efforts pour faire baisser les risques d'infection dans les hôpitaux. Xavier Bertrand, de retour aux affaires, rappelle que cela ne fait que 4 ans que l'étude est mise en place, et pourtant, "que de chemin parcouru" :
"Que de chemin parcouru depuis la diffusion publique du premier indice, en 2006 ! Cette année, non seulement la quasi-totalité des établissements ont répondu à l'enquête, mais les résultats de l'indicateur Icalin, qui porte sur les moyens et les actions de prévention des maladies nosocomiales, continuent à s'améliorer. Désormais, 92 % des établissements figurent dans les meilleures classes, en A ou B, sur ce critère. Ces chiffres attestent une forte mobilisation des professionnels."

L'AP-HP, dont les établissements sont très bien placés dans le classement, profite de cette nouvelle pour rappeler dans le Webzine de l'AP-HP sa politique de lutte contre les infections nosocomiales :



A l’AP-HP, on lutte contre les infections nosocomiales

En France, on estime que plus de 8 000 personnes meurent chaque année d’une infection nosocomiale. Les plus fréquentes touchent l’appareil urinaire (30%), les voies respiratoires et le site opératoire (endroit où le patient a été opéré). Alors que le ministère de la Santé a publié le 30 novembre son tableau de bord 2009, point de situation sur les résultats et les actions entreprises à l’AP-HP, pour prévenir ces infections.
Campagne de lutte contre les infections nosocomiales

Les infections nosocomiales, ou infections associées aux soins, sont des infections contractées au cours d’un séjour dans un établissement de santé. Elles peuvent être directement liées aux soins ou survenir durant l’hospitalisation, en dehors de tout acte médical. Tous les patients ne sont pas exposés au même risque de survenue d’une infection nosocomiale : ce risque dépend de l’âge, de l’état de santé du patient, du nombre et de la durée des actes invasifs subis, ainsi que du contexte dans lequel ceux-ci sont effectués (urgence, répétition des actes…)


Comment prévient-on une infection nosocomiale ? Quelles actions l’AP-HP met-elle en place ?
Les infections nosocomiales ne sont pas toutes évitables mais le respect par tous de règles simples d’hygiène permet de diminuer le risque. Les membres du personnel se lavent les mains à l’aide de solutions hydro-alcooliques (SHA) avant et après chaque soin, portent des gants en cas de contact avec du sang ou tout autre produit d’origine humaine nettoient et désinfectent le matériel et les surfaces entre chaque patient. Les patients ont une bonne hygiène corporelle et se lavent les mains après les toilettes, ne manipulent pas personnellement les dispositifs invasifs tels que cathéters, sondes ou drains, respectent les consignes de préparation chirurgicale en cas d’intervention : dépilation de la zone opératoire, douche antiseptique. Les visiteurs se lavent les mains avant et après chaque visite d’un malade, n’entrent pas dans un secteur de soins si ils sont porteurs d’une infection des voies respiratoires ou de tout autre maladie transmissible, respectent les mesures d’isolement mises en place pour certains malades, soit pour prévenir la transmission de germes résistants aux antibiotiques, ou de germes transmissibles par voie respiratoire, soit pour protéger les malades les plus fragiles.
Aujourd’hui à l’AP-HP, un programme de maîtrise des bactéries multirésistantes aux antibiotiques (BMR) est mis en place dans chaque hôpital : il a permis de diminuer par deux en 10 ans la proportion des staphylocoques dorés multirésistants aux antibiotiques. Une campagne Antibiotiques a été lancée depuis 2006 en partenariat avec la Caisse nationale d’assurance maladie afin de préserver l’efficacité des antibiotiques. La promotion de la friction hydro-alcoolique des mains a permis de multiplier par 10 la consommation de produits hydro-alcoolique, des produits désinfectants pour se laver les mains depuis 2000. Une campagne de sensibilisation à la vaccination contre la grippe, pour les membres du personnel et les patients, est mise en place chaque année dans chaque hôpital. Les réseaux d’eau sont enfin activement surveillés pour prévenir les légionelloses.

Des indicateurs pour évaluer la lutte contre les infections nosocomiales : le bilan 2009
Depuis 2005, un tableau de bord national est publié chaque année et mis à disposition des usagers à partir d’indicateurs mis en place progressivement par le Ministère de la santé. Ils mesurent : les activités de lutte contre les infections nosocomiales (indicateur ICALIN), la consommation des solutions hydro-alcooliques (indicateur ISCHA), la surveillance des infections du site opératoire (indicateur SURVISO), la promotion du bon usage des antibiotiques (indicateur ICATB) et l’organisation globale de l’hôpital pour prévenir les infections nosocomiales (score agrégé, élaboré à partir des résultats des 4 indicateurs précédents). Pour chaque indicateur, les établissements sont classés par catégorie, de A (meilleurs établissements) à E.
En 2009, 82% des hôpitaux de l’AP-HP se situent en classe A pour l’indicateur ICALIN, 97% pour l’ISCHA, 71% pour l’ICATB. Par ailleurs, 95% des disciplines chirurgicales des hôpitaux de l’AP-HP effectuent une surveillance des infections post-opératoires (SURVISO). Concernant le score agrégé, en 2009, 8 hôpitaux de l’AP-HP obtiennent les meilleurs scores des CHU français, Lariboisière en tête et 95% des hôpitaux de l’AP-HP sont situés en classe A.
Par ailleurs, l’AP-HP recueille et analyse depuis 1993 ses propres indicateurs de prévention des infections nosocomiales. Complémentaires des indicateurs nationaux, ils sont plus exigeants et permettent à l’AP-HP de conserver une avance dans ce domaine. Cette année, dans un souci de transparence, la Direction générale de l’AP-HP a décidé de diffuser également certains indicateurs spécifiques à l’AP-HP : cette diffusion est assurée sur le site internet qualité et sécurité des soins et par des affiches posées dans les lieux de passage du public dans les hôpitaux.
Ainsi, un « Indicateur Equipe Opérationnelle d’Hygiène » permet d’évaluer la présence dans l’hôpital de médecins et d’infirmières spécialisés dans la prévention des infections nosocomiales, en nombre conforme à la réglementation : en 2009, 35 hôpitaux de l’AP-HP se situent en classe A. Un autre indicateur évalue les moyens mis en œuvre par l’hôpital pour prévenir les légionelloses nosocomiales : en 2009, 95% des hôpitaux sont en classe A. Un troisième indicateur spécifique AP-HP « vaccination des patients contre la grippe » évalue la proportion de patients hospitalisés en long séjour qui sont vaccinés contre la grippe. En 2009 à l’AP-HP, 10 hôpitaux de long séjour sur 12 sont situés en classe A : plus de 90% de leurs patients sont vaccinés contre la grippe.

Les résultats de tous les indicateurs, par hôpital et par indicateur, sont consultables sur le site qualite-securite.aphp.fr.
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jeudi 2 décembre 2010

Infections nosocomiales : Lariboisière, hôpital «le plus sûr» de France

L'hôpital Lariboisière, à Paris, arrive en tête des centres hospitaliers universitaires et régionaux pour la lutte contre les infections nosocomiales, selon le classement établi à partir des indicateurs du ministère de la Santé, à paraître jeudi dans L'Express.
Ce palmarès des "hôpitaux les plus sûrs" réalisé par l'hebdomadaire, repose sur un "score général" obtenu par les établissements de santé dans la mise en oeuvre de mesures de lutte contre les infections nosocomiales.
La notation combine quatre indicateurs : l'indice Icalin (activité de lutte contre les infections nosocomiales), la consommation de solutés hydro-alcooliques par le personnel, la consommation d'antibiotiques et la surveillance des infections du site opératoire.

Dans le classement des 71 CHR-CHU, l'hôpital Emile-Roux de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) arrive deuxième, derrière Lariboisière (Paris 10e). L'hôpital Bretonneau (Paris 17e) se classe 3e.
L'hôpital Pierre-Bénite (CH Lyon Sud) se classe dernier, derrière l'hôpital Beaujon (Clichy), 70e, et les Hôpitaux universitaires de Strasbourg, 69e.

Parmi les 222 centres hospitaliers de plus de 300 lits, quatre établissements se classent ex-aequo en première place : le centre hospitalier de Compiègne, le Centre hospitalier de la Dracénie (Draguignan), l'hôpital Saint-Joseph (Marseille) et le Centre hospitalier Marie-Josée-Treffot (Hyères).

Arrivent en fin de classement le centre hospitalier de Rochefort (Charente-Maritime), derrière le centre hospitalier intercommunal de Castres-Mazamet (Tarn).

Parmi les 321 centres hospitaliers de moins de 300 lits, la Clinique mutualiste de Pessac (Gironde) et l'Hôpital suburbain du Bouscat (Gironde) remportent la palme.

L'hôpital de Domme (Dordogne) arrive en tête des 325 hôpitaux locaux, ex-aequo avec l'hôpital de Marchenoir (Loir-et-Cher).

La Clinique Plein ciel (Mougins) est premier ex-aequo avec la Clinique Saint-Jean (Toulon) et la Clinique Merlin-Vert Côteau (Marseille) du classement des 330 cliniques de plus de 100 lits. Pour les 238 cliniques de moins de 100 lits, la Clinique Saint-Joseph d'Angoulême est classée première.

Enfin six établissements arrivent premier ex-aequo des 20 centres de lutte contre le cancer : l'Institut Curie (Paris), le Centre Paul Strauss (Strasbourg), l'Institut Paoli-Calmettes (Marseille), l'Institut Jean Godinot (Reims), Centre Paul Papin (Angers) et le Centre René Gauducheau (Nantes).

92% des établissements de santé figuraient en 2009 dans "les meilleures classes" sur les résultats de l'indicateur Icalin, selon le tableau de bord publié mardi par le ministère de la Santé.

Source : AFP
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mercredi 1 décembre 2010

Les hopitaux français se préparent à accueillir les premiers cas de bronchiolite

Chaque hiver entre novembre et janvier, près de 460.000 nourrissons et jeunes enfants de 1 mois à 2 ans, sont touchés par la bronchiolite, une infection virale la plupart du temps bénigne. Doctissimo publie un dossier étoffé et rassurant sur un point :  la bronchiolite se soigne très bien par de la kinésithérapie respiratoire. Cependant, dans 1% des cas elle entraine une hospitalisation. Quand on sait qu'en Ile-de-France, c'est 100 à 120.000 enfants qui sont touché, les hôpitaux doivent se montrer vigilants.

Dans le Webzine de l'AP-HP, l'institution rappelle qu'elle accueille dans ses hôpitaux un enfant touché sur deux. Si je compte bien, cela fait entre 50 et 60.000 petits patients ! Pour répondre à cet afflux saisonnier, elle met en place un dispositif spécifique, caractérisé par une certaine souplesse de gestion : médecine de ville et hôpital travaillent en concertation, l'hospitalisation à domicile est possible, et le périmètre du plan évolue à mesure que l'épidémie progresse ou régresse.

Aussitôt annoncée, aussitôt arrivée. AP-HP actualités annonce que l’hôpital Armand Trousseau comptabilise déjà des dizaines de consultations chaque jours. Le Pr Ricardo Carbajal, chef du service des urgences pédiatriques précise : « Nous renforçons le nombre des médecins à l’accueil pour recevoir les malades, ensuite nous avons prévu une augmentation du nombre de lits d’hospitalisation de courte durée, dans ce cas précis nous avons 6 lits et passons à 12 lits. »


A noter qu'en Ile-de-France, le Réseau Bronchiolite met à disposition des parents de nourrissons un numéro d'appel accessible 7j/7 de 9h à 23h : 0.820.800.880. Des médecins assurent les consultations en ligne et vous dirigent si nécessaire vers les services de proximité.
Si vote petit nécessite les soins d'un kiné, plusieurs d'entre eux peuvent vous accueillir 7j/7 de 9h à 23h. Le numéro : 0.820.820.603

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mardi 30 novembre 2010

Journée mondiale de lutte contre le sida 2010

Demain, c'est la Journée mondiale de lutte contre le Sida. L'objectif de cette journée annuelle est malheureusement, faute de traitement miracle, toujours le même : la prévention contre le VIH. Les associations Sidaction et AIDES seront bien évidemment en première en première ligne pour apporter une touche de solidarité envers les séropositifs.



Ainsi, ce soir, les établissements de nuit s'associent à Sidaction pour la « Nuit Solidaire », soustitrée : parce qu’une Nuit peut changer une Vie… 15% des recettes de la nuit seront reversées à l'association. Pour en savoir plus visitez le site de Sidaction.
Demain à Paris, Act-up Paris, organisera la traditionnelle marche inter-associative. Le thème : « Tout recule sauf le sida ». Départ place de la Bastille (Paris 11e) à 18h30, arrivée dans le Marais.

Les  hôpitaux ne seront pas en reste : allez faire un tour sur le Webzine de l'AP-HP. Vous prendrez ainsi connaissance des manifestations prévues dans les hôpitaux parisiens Ambroise Paré , Lariboisière, L’Hôtel-Dieu, Saint-Antoine, Saint-Louis et Tenon. Au delà des classiques stands d'information sur le Sida, vous pourrez discuter avec des professionnels de la santé, faire un dépistage gratuit et anonyme, ou tout simplement profiter des concerts organisés pour l'occasion dans ces établissements.

Enfin, petite info people, Carla Bruni-Sarkozy sera l’invitée de la matinale de RTL avec Yves Calvi, demain à 8h15, afin de sensibiliser le public à ce thème. http://www.wikio.fr

lundi 29 novembre 2010

Bientôt une IRM nouvelle génération pour l'hôpital de Pau

Pour continuer dans la veine de mon dernier message régionaliste, voici une info qui montre que la province se bouge.


L'Agence régionale de santé vient de donner son feu vert à l'installation d'un appareil d'IRM (imagerie par résonance magnétique) de dernière génération au centre hospitalier « François Mitterrand » de Pau.

L'IRM 3 Tesla, deux fois plus puissante que les appareils existants, va permettre d'intervenir avec plus d'efficacité sur les cas d'accidents vasculaires cérébraux (en augmentation constante) et contre les cancers notamment. L'ARS a déjà donné pareilles autorisations d'équipement au CHU de Bordeaux et à la côte basque. Pour l'hôpital de Pau, établissement de référence en Béarn et Soule, l'investissement devrait être supérieur à 2,5 millions d'euros. Et l'équipement devrait être installé courant 2012. http://www.wikio.fr

L'hôpital La Grave à Toulouse abrite un centre de dépistage anonyme et gratuit du sida

Un tropisme parisien me fait trop parler de l'information touchant la capitale. Voilà donc un article de 20 Minutes sur le centre de dépistage gratuit du Sida de La Grave à Toulouse. Les français semblent commencer à avoir le réflexe dépistage !

«Vous avez flirté avec le virus du sida ». Dans les locaux du Centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) de l'hôpital La Grave, les affiches et les prospectus rappellent aux patients qu'il ne suffit « que d'une fois » pour être contaminé par le VIH. Effet médiatique oblige, à l'approche de la Journée mondiale de lutte contre le sida, ce mercredi, l'équipe médicale s'attend à une affluence de patients. « Autour du 1er décembre, il y a toujours plus de monde », souligne Nathalie Spenatto, médecin responsable du CDAG.
 
20 000 à 22 000 tests
Ce vendredi matin, de nombreuses personnes sont venues faire un test de dépistage. En solo ou en couple, la majorité n'a pas plus de 25 ans. Le centre accueille principalement des étudiants. Dans la salle d'attente, les patients pianotent nerveusement sur leur téléphone portable. Ceux qui viennent chercher leurs résultats sont anxieux. Un jeune homme peine à rester assis. « Il me faut un café », soupire-t-il. Pour Justine*, 25 ans, c'est le soulagement. Séronégative. La jeune femme avait eu plusieurs accidents de préservatif.

Ouvert en 1986, le CDAG réalise chaque année davantage de dépistages. Entre 20 000 et 22 000 pour seulement une vingtaine de contaminations. « Le nombre de patients diagnostiqués séropositifs est plutôt faible, car de nombreux couples désireux d'arrêter le préservatif viennent simplement faire un test par précaution, sans avoir pris de risque particulier », explique Nathalie Spenatto. La cadence est difficile à gérer pour l'équipe médicale composée d'une dizaine d'employés (médecins, infirmiers et psychologue). Mais la machine est bien rodée : un entretien avec un médecin pour définir les tests à réaliser (sida, hépatites ou autres si nécessaire), puis un prélèvement sanguin. Les résultats sont délivrés en main propre par le médecin, trois jours plus tard. Si le test est positif, les malades qui le souhaitent sont directement pris en charge par le centre de soins, à quelques pas de là.
* Le prénom a été changé. http://www.wikio.fr

jeudi 25 novembre 2010

Médiator : l'AFD appelle les patients à fournir les détails de prescription du médicament

Estimant que "l'affaire du Médiator" a altéré la confiance des patients dans leur traitement, l'Association Française des Diabétiques (AFD) appelle les personnes ayant pris le médicament à lui communiquer "dans le détail" les conditions de la prescription et de la consommation du Médiator. Suite à l'annonce de 500 décès liés à des valvulopathies et hypertensions artérielles pulmonaires causés par la prise du Médiator, l'AFD "exige" également des explications sur les conditions de mise sur le marché du produit.

"Pour qu'une telle affaire ne se reproduise plus jamais, nous exigeons que les études, les autorisations, la mise sur le marché, le contrôle et le suivi des médicaments soient effectués dans la plus totale transparence. Pour garantir cette transparence, l'AFD exige que les représentants des usagers de la santé soient associés au contrôle des médicaments dès la phase des essais cliniques", précise l'association.
L'AFD félicite néanmoins les mesures prises par le ministère de la Santé. Ce dernier a notamment annoncé, le 17 novembre dernier, la mise en place d'un comité de suivi composé de la Direction Générale de la Santé, de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et de l'Assurance maladie.
Autorisé en 1976, le Médiator des laboratoires Servier était à l'origine réservé aux diabétiques en surcharge pondérale ou avec des hypertriglycéridémies, puis a également été prescrit aux patients désireux de perdre du poids. Une étude menée en 2009 a démontré l'existence d'effets indésirables pouvant conduire à des hypertensions artérielles pulmonaires et des fuites valvulaires cardiaques, contribuant ainsi à son retrait du marché français le 30 novembre 2009.

Lu sur Leparisien.fr http://www.wikio.fr

mercredi 24 novembre 2010

Les hôpitaux parisiens en manque de sang

Un rappel un peu alarmant suite à notre billet de la semaine dernière sur le don de sang.



En matière de don du sang, l’Île-de-France est aujourd’hui dépendante du reste de la France. C’est ce constat un peu désolant qui pousse L’Établissement Français du Sang (EFS), à déployer des équipes mobiles et des opérations d’information sur le don du sang en région parisienne, notamment dans les universités et les établissements d’enseignement supérieur.
Selon l’Établissement français du sang, les hôpitaux de la région Île-de-France ne reçoivent que 1.000 dons par jour sur les 1.700 dont ils ont besoin. À l’heure actuelle, la région est donc dépendante des dons qu’elle reçoit de la province (environ 40% au total) pour pouvoir soigner tous ses malades. Le don est la seule ressource des hôpitaux pour pouvoir faire des transfusions et rien ne peut le remplacer. En 2009, 68.000 patients hospitalisés en Île-de-France ont pu être transfusés grâce à la générosité des donneurs.
Pour donner son sang, c’est très simple, il suffit de respecter les contre-indications physiques et de se rendre dans l’un des sites fixes de collectes de l’EFS. Il est possible de donner son sang tous les jours dans de nombreux hôpitaux parisiens comme l’Hôtel Dieu, l’Hôpital Saint-Vincent de Paul, et la Pitié-Salpêtrière. Des collectes mobiles sont également organisées régulièrement dans les universités parisiennes. Il sera par exemple possible de donner son sang à l’école Estienne le 15 décembre, à l’institut catholique de Paris le 16 décembre et à l’université Paris 10 Nanterre du 03 au 07 janvier 2011,).
Des infirmières très attentionnées seront là pour faire en sorte que tout se passe le mieux possible (un repas est même offert pour reprendre des forces). Le don ne prend pas plus d’une heure et comporte très peu de risques, mais il peut surtout sauver quelqu’un.
Toutes les informations et tous les sites de collecte sur www.dondusang.net.

Source : Contreproint.info http://www.wikio.fr

mardi 23 novembre 2010

La situation s'arrange à l'AP-HP

Nous vous parlions hier de l'hôpital Tenon et des premières décisions prises par la direction de l'AP-HP en concertation avec les syndicats. A lire la presse, ces annonces ont été plutôt bien reçues. Ainsi, Infirmier.com annonce fièrement  : "Tenon va recruter !". L'humanité qui a souvent la dent dure contre la gestion des services publics, estime que le dialogue est renoué. Tout n'est certes pas réglé...Mais les bases d'un dialogue sont là.

Au moment ou nous écrivions ces lignes, un Comité Technique d'Établissement sur les groupes hospitaliers était reporté au 6 décembre prochain. Mireille Faugère, la nouvelle directrice générale de l'AP-HP, présidera ce CTE qui rassemblera l'intersyndicale. Les discussions seront certainement rudes mais Mireille Faugère semble apte à la négociation (rappelons qu'elle vient de la SNCF !). http://www.wikio.fr

lundi 22 novembre 2010

Hôpital Tenon : une solution à l'horizon ?

L'hôpital Tenon, établissement de l'AP-HP, est dans une situation délicate de puis plusieurs semaines. Le personnel soignant travaillant aux urgences se plaint des conditions de travail liées à un manque d'effectifs, les associations craignent la disparition du service IVG, les grèves du personnels achève le moral de tout le monde et les infirmières exercent leur droit de retrait, estimant dans cette situation ne plus pouvoir assurer leur travail... Bref, le tableau est bien noir.

La direction de l'AP-HP semble pourtant sur le point de conclure un accord avec les syndicats CFDT, CGT et de Sud-Santé qui contenterait tout le monde. L'AP-HP a en effet présenté un "plan d'action pour améliorer la situation des urgences de l'hôpital Tenon".

La direction annonce ainsi la mise "en place un plan de recrutement qui permet l’embauche entre novembre 2010 et mars 2011 de 49 infirmières, 24 aides-soignants et 4 manipulateurs en électroradiologie." Un des problèmes soulevés par les soignants est la faible attractivité du service : les infirmières ne restent pas longtemps dans ces conditions. L’hôpital Tenon annonce donc qu'il "va renforcer sa politique d’attractivité et de fidélisation en améliorant ses réponses en matière de logement et de places de crèche."

Mais le travail est loin d'être fini. Les prochains dossiers traités d'ici début décembre seront "l’amélioration de la gestion des effectifs de remplacement et aux mesures d’amélioration des conditions de travail."" Enffin, comme le précise AP-HP Actualités, "de nouvelles rencontres avec les équipes des urgences, de la néphrologie dialyses et de l’oncologie sont par ailleurs prévues les 23, 24 et 25 novembre."

Gardons espoir.
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vendredi 19 novembre 2010

Cancer du sein : l'AP-HP lance une consultation dédiée "Urgence Sein"

Les chiffres annoncés par l'AP-HP sont impressionnants... Pas étonnant que de nombreuses femmes se posent la question à chaque doute sur un symptôme : cette grosseur, est-ce que c'est un cancer du sein ? Espérons que cette initiative de développe dans les principaux hôpitaux de France.

Source : Le Webzine de l'AP-HP.

Avec plus de 52 000 nouveaux cas estimés en 2010 en France, le cancer du sein est le plus fréquent des cancers chez la femme. Il reste également, avec plus de 11 000 décès estimés en 2010, au premier rang des décès par cancer chez la femme, malgré une évolution à la baisse depuis 2000 (-1,3 % par an en moyenne entre 2000 et 2005). Le cancer du sein est un cancer de bon pronostic. Détecté à un stade précoce, la survie relative à 5 ans est supérieure à 90 %. D’où l’intérêt de pouvoir dépister tôt ce cancer afin de le traiter efficacement.

L’hôpital Jean Verdier de Bondy (93) a mis en place une consultation « urgence sein » dédiée au diagnostic et à la prise en charge précoce des cancers du sein. En s’appuyant sur des outils diagnostics particuliers et une organisation optimisée, la consultation pluridisciplinaire accueille plus de cent femmes chaque année. Entretien avec le Dr Anabela RODRIGUES, gynécologue.

Comment est née la consultation « urgence sein » ?
La mise en place de cette consultation a été initiée par l’ancienne chef de service aujourd’hui à la retraite. Elle est désormais assurée par le Dr Alexandre Bricou et moi-même, gynécologues. Nous avons une consultation spécifique le mardi matin pour les patientes qui ont une lésion susceptible d’être cancéreuse, et qui est classée ACR 4 ou 5 (classification American College of Radiology). La patiente doit déjà avoir réalisé une mammographie ou une échographie au préalable. La patiente elle-même ou son médecin appelle la consultation et obtient un rendez-vous dans les huit à dix jours. Lorsque nous les voyons en consultation le mardi, nous pouvons les envoyer en radiologie le jour-même, pour réaliser une biopsie sous échographie. Cette technique n’est possible que si la lésion est visible à l’échographie. Nous les revoyons le vendredi pour donner le diagnostic. Entre temps, le dossier est vu en réunion de concertation pluridisciplinaire, avec les chirurgiens, les radiothérapeutes, chimiothérapeutes, anatomo-pathologistes et radiologues. Ensemble, nous élaborons une stratégie de traitement.

Comment se passe l’annonce du diagnostic ?
Si un cancer est diagnostiqué, la consultation du vendredi est préparée pour présenter à la patiente le schéma de traitement. Nous la recevons avec une « infirmière d’annonce » pendant 45 minutes à une heure. Nous lui expliquons le protocole de soins et lui remettons un document de synthèse qui comprend également toutes nos coordonnées. L’infirmière d’annonce revoit la patiente quelques jours plus tard. Il est important qu’elle réexplique les choses et réponde à toutes les interrogations. C’est pourquoi elle y consacre le temps nécessaire. Nous nous chargeons ensuite d’organiser et de coordonner les rendez-vous. Nos patientes apprécient d’avoir l’information dès que possible, même s’il s’agit d’une veille de week-end. Nous pouvons proposer un soutien psychologique immédiat et nous faisons en sorte que les patientes identifient bien leurs interlocuteurs car il leur est plus facile de parler ensuite.

Qu’est-ce qui fait l’originalité de cette consultation « urgence sein » ?
Notre consultation est unique à l’AP-HP dans le sens où la rapidité du diagnostic et l’élaboration d’un schéma thérapeutique demandent une grande coordination des intervenants. Les gynécologues, radiologues, anatomo-pathologistes, etc., ont des plages de temps dédiées à cette consultation pluridisciplinaire, ce qui permet d’organiser la prise en charge coordonnée du patient de façon optimale. D’autre part, les patientes se voient remettre un « projet personnalisé de soins » qui précise la stratégie retenue, les étapes, le planning, les traitements, etc. Sur les 120 cancers du sein pris en charge dans notre unité, une centaine provient de la consultation « urgence sein ».


Julie BENDAHMAN, infirmière de consultation d’annonce depuis 3 ans en Gynécologie.
Après le temps médical, où l’annonce du diagnostic de cancer est faite, vient le temps soignant. C’est un temps d’accompagnement où je reçois le patient avec sa famille s’il le désir. Je suis là pour écouter, reformuler et informer.
Ecouter le patient est primordial. Savoir qu’une personne est disponible pour lui le rassure. Cela permet également de connaître ses préoccupations et ainsi de l’orienter vers d’autres professionnels si nécessaire tel que l’assistante sociale, la psychologue….
Durant ce temps d’écoute on reformule les explications du médecin, parfois dans un langage plus accessible pour qu’il ne se sente pas perdu. On réexplique le projet thérapeutique : intervention chirurgicale, chimiothérapie, hormonothérapie ainsi que leurs effets secondaires.
Enfin on l’informe de toutes les structures pouvant être utiles pour lui dans la suite de sa prise en charge comme le nom des associations qui offrent des services le concernant (atelier, groupe de paroles…) ou encore comment trouver des professionnels comme les prothésistes (prothèses mammaires ou capillaires…).
Le temps infirmier permet de créer un lien avec le patient, il sait que je suis disponible, il sait qu’il peut appeler ou qu’il peut venir, c’est un repère pour lui.

Propos recueillis par Jocelyn Morisson
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lundi 15 novembre 2010

Don de sang : faites un geste...

On approche de Noël et les dons de sang se font de plus en plus rares à cette période. L'Établissement Français du Sang lance donc une campagne de sensibilisation.

Pour trouver un organisme de collecte, cliquez ici. http://www.wikio.fr

Nora Berra nommée secrétaire d'Etat à la Santé

Bon, les infos qui circulaient hier à propos du ministère de la Santé ne se sont pas vérifiées... Le remaniement annoncé place Nora Berra au poste de secrétaire d'Etat à la Santé, sous la tutelle de Xavier Bertrand. Notons qu'elle était déjà secrétaire d'État aux Aînés : les questions liées au vieillissement de la population n'aurons donc aucun secret pour elle.
Elle a été auparavant conseillère municipale de Neuville-sur-Saône, puis tête de liste UMP dans le 8e arrondissement de Lyon et député européen.

Le site Droit médical résume ainsi son parcours dans le monde de la santé. Le moins qu'on puisse dire, c'est que son expérience risque de lui être bien utile dans les prochains mois :
"Elle travaille à partir de 1991, au service d'immunologie à l'hôpital Édouard Herriot de Lyon, puis dans divers laboratoires pharmaceutiques entre 1999 et 2009. » Dans sa biographie officielle, encore en ligne pour quelques heures sur le site du secrétariat d'État aux aînés, il est facile de trouver les précisions sur son parcours sont un peu différentes : « Après avoir fait son internat en pharmacologie clinique à l'hôpital Édouard Herriot, elle devient à 1992 praticien attaché au service d'exploration fonctionnelle rénale. De 1992 à 1999, elle a enseigné notamment dans deux écoles d'infirmières lyonnaises et a parallèlement encadré des internes et des étudiants.
Elle travaillera pendant 10 ans, de 1999 à 2009, en tant que médecin des affaires médicales au sein de laboratoires pharmaceutiques français et internationaux dans les domaines d'expertise suivants : VIH, Hépatite B et cancer du col de l'utérus.
Par ailleurs, de 1991 à 2009, Nora Berra est également praticien attaché au service d'immunologie clinique à l'hôpital Édouard Herriot, s'occupant principalement des patients atteints du VIH. Elle poursuit son engagement en étant membre du réseau ville-hôpital, réseau entre professionnels de santé, dans le cadre de la formation des médecins libéraux dans la prise en charge de la pathologie du VIH
."
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dimanche 14 novembre 2010

Jean Leonetti ou NKM au ministère de la Santé ?

C'est du moins ce qu'annonce Lemonde.fr. Et Nicolas Sarkozy en décide en ce moment.
Jean Leonetti, c'est le choix d'un "expert", qui connait les dossiers de l'hôpital public. A la tête de la Fédération Hospitalière de France, c'est aussi un spécialiste des questions éthiques. Souvenez-vous, il présidait la « mission parlementaire sur l’accompagnement de la fin de vie ». Et puis c'est un cardiologue. Il a donc un point de vue de l'intérieur. Ce n'est certes pas un gage de compétence ni de clairvoyance, si l'on se rappelle de l'action de Jean-Francois Mattei...
Nathalie Kosciusko-Morizet, c'est un choix plus politique : une femme pour la parité, une personnalité centrale de l'appareil UMP. Une bosseuse qui va devoir se familiariser avec les dossiers chauds et va devoir apprendre à négocier avec les acteurs sociaux, syndicats, organismes professionnels en tête.

Wait and see... http://www.wikio.fr

mercredi 10 novembre 2010

Mireille Faugère précise ses ambitions.

Nous vous avons déjà parlé plusieurs fois de Mireille Faugère, la nouvelle directrice générale de l'AP-HP, et ancien bras droit de Guillaume Pepy à la SNCF. Nous suivons en effet avec beaucoup d'attention son arrivée aux affaires car les dossiers ne manquent pas...

Hier, AP-HP Actualités diffusait un extrait du portrait qui lui était consacré dans Liaisons Sociales. Elle estime que « le fait de ne pas être issue de cet univers lui donne de la liberté ». Son ambition est de faire de l’AP-HP, « le leader des hôpitaux publics en Europe ».

Nous lui souhaitons de réussir dans cette entreprise qui s'avère ardue !

Quoi qu'il en soit, la tendance semble être à l'apaisement et à la négociation dans les conflits internes. La grève à l'hôpital Tenon semble trouver une issue, avec la présentation d'un plan d'action lors d'une séance extraordinaire du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) en présence des syndicats. http://www.wikio.fr

mardi 9 novembre 2010

Ministère de la Santé : qui va remplacer Roselyne Bachelot ?


MyPharma se prête au jeu des pronostiques ministériels. Hervé Karleskind dresse la short-list des candidats potentiels au poste de ministre de la Santé du prochain gouvernement Fillon, Borloo, Baroin, Sarkizy, Surprise (au choix, rayez les mentions inutiles).

Plus on s’approche de l’échéance du remaniement, annoncé pour le 15 novembre, plus les appétits s’aiguisent… Le bal des prétendants n’est pas terminé, même si selon certaines sources, l’affaire semble bouclée. Côté ministère de la Santé, c’est aujourd’hui le député UMP des Alpes-Maritimes, Jean Léonetti, cardiologue hospitalier, qui semble tenir la corde. Les autres candidats ou supposés tels ont-ils encore quelques chances ? Inventaire.


Le mieux placé
Jean Léonetti, 62 ans, médecin, député, président de la Fédération Hospitalière de France (FHF). Spécialiste des questions d’éthique médicale, il a présidé la Mission parlementaire sur l’accompagnement en fin de vie. Il est d’ailleurs le “père” de la loi qui porte son nom sur le droit des patients en fin de vie. Autre paternité: les lois bioéthique sur l’embryon, les mères porteuses etc… Ce profil éthique lui confère un avantage certain pour briguer le fauteuil de ministre.  Mais il est également médecin, ce qui devrait lui faciliter la tâche pour renouer le dialogue avec les syndicats médicaux, très remontés contre la future ex-ministre Roselyne Bachelot. Les praticiens hospitaliers, qui ont l’épiderme sensible, devraient lui faire bonne figure. Bref, le candidat idéal pour deux objectifs: 1) ramener les médecins au bercail électoral de la droite avant l’élection présidentielle et, 2) rendre la loi HPST plus digeste aux praticiens en supprimant les mesures jugées vexatoires comme le contrôle des vacances de médecins libéraux.

Le chou-chou des médecins libéraux
Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé du dernier gouvernement Raffarin -il avait succédé à Philippe Douste-Blazy, alors parti au Quai d’Orsay-, le futur ex-patron de l’UMP héritera sans nul doute d’un portefeuille ministériel. La Santé? Plutôt le Travail, selon les derniers pronostics. A la Santé, il avait fait merveille auprès des libéraux qui ne tarissent pas d’éloges. Une preuve? La CSMF (le premier syndicat médical français) l’avait invité à son université d’été en lieu et place de Roselyne Bachelot, ministre en titre, priée de ne pas venir. Les praticiens ont conservé un excellent souvenir de ce négociateur habile qui avait su mettre en musique la réforme de 2004 pilotée par Philippe Douste-Blazy. Des chances de revenir? Certes, mais Nicolas Sarkozy pense, dit-on, qu’il serait plus utile au ministère du Travail après le départ d’Eric Woerth.

L’espoir déçu?
Elisabeth Hubert, ancienne ministre de la Santé du gouvernement Juppé 1, éphémère titulaire du portefeuille (six mois), médecin généraliste, ancienne députée de Loire-Atlantique, chargée au printemps dernier d’une mission sur la “médecine de proximité” par le président de la République. Très bien placée pour l’emporter, mais victime d’un “trou d’air” qui explique la non-parution d’un rapport sur la médecine libérale qui semble s’être perdu dans les sables. Connue pour son verbe dru qui pourrait avoir contrarié son retour, elle aurait aussi hérissé le puissant syndicat de médecins généralistes MG France qui ne porte pas dans son coeur cette ancienne figure de proue de la CSMF. Autre obstacle: le veto émis, dit-on, par le patron de la CNAMTS, Frédéric van Roekeghem, qui n’a toujours pas digéré le passage du C à 23 euros.

L’outsider
Philippe Douste-Blazy, qui a occupé le fauteuil à deux reprises. Une première fois comme ministre délégué à la Santé, sous la férule ombrageuse de Simone Veil (gouvernement Balladur) et une deuxième fois comme ministre de la Santé du premier gouvernement Raffarin. Ancien député, artisan de la création de l’UMP, ancien maire de Toulouse, Philippe Douste-Blazy a le profil du “gendre idéal” à la Santé. Très estimé des médecins, il est moins en cour à l’Elysée où le président semble décidé à le maintenir dans son exil aux Nations Unies. Un retour donc assez improbable même si l’impétrant dispose de toutes les qualités requises. Sauf une: il n’a plus de mandat électif et son poids politique s’en ressent.

In memoriam  Roselyne Bachelot, qui devrait quitter l’avenue Duquesne dans les jours qui viennent. Tombée au champ d’honneur de la grippe A/H1N1 et mitraillée par les syndicats de médecins libéraux qui n’ont pas digéré d’avoir été écartés du dispositif vaccinal, Roselyne Bachelot n’a pas eu de chance: elle fait partie des ministres de la Santé victimes d’épidémies ou de catastrophes sanitaires. Elle partage son sort peu enviable avec Jean-François Mattei, tenant du titre à l’été 2003, grillé par la canicule. Si pour finir, le président de la République caresse toujours l’espoir de se réconcilier avec les médecins de ville, le maintien de Roselyne Bachelot serait une grosse erreur politique: la puissante CSMF refuse depuis de longs mois tout contact avec elle. http://www.wikio.fr

vendredi 5 novembre 2010

Le dépistage du VIH recommandé pour tous

Nous avions déjà parlé du plan Sida de Roselyne Bachelot il y a quelques semaines, et sa proposition de dépistage systématique du VIH. Hier, la ministre de la Santé en a précisé les détails d'application.


Lu sur Lefigaro.fr

Les généralistes sont appelés à proposer systématiquement le test à leurs patients dans le cadre du nouveau plan sida. 

Pleins phares sur le dépistage du VIH dans la population générale, entre 15 et 70 ans. C'est l'élément clé du nouveau plan national 2010-2014 de lutte contre le VIH/sida et les autres infections sexuellement transmissibles (IST), dont la version définitive a été présentée jeudi par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé.
En France, le nombre de nouvelles contaminations par le virus du sida a plutôt baissé ces dernières années (8 930 cas estimés en 2003, 6 940 en 2008). Mais l'incidence ne diminue pas dans certains groupes à risque : les hommes homos et bisexuels - population de loin la plus touchée - et les usagers de drogues par voie intraveineuse. Surtout, malgré les cinq millions de tests du VIH réalisés chaque année dans notre pays, beaucoup de diagnostics sont portés à un stade déjà avancé de perte d'immunité. On estime que 50 000 personnes sont infectées sans le savoir.
Pour retrouver ces malades qui s'ignorent et les traiter plus tôt, un triple système de dépistage se met en place à travers le système de soins, des centres communautaires et des lieux de dépistage. Dans tous les cas, les tests seront entièrement gratuits pour la population. «Les médecins sont appelés à proposer un dépistage systématiquement au cours d'une consultation aux personnes qui n'ont pas de facteur de risque ou ne sont pas à un moment particulier de leur vie comme la grossesse, précise Roselyne Bachelot. Les centres de dépistage “communautaires” s'adressent en premier lieu aux hommes homosexuels. Au moins dix seront ouverts en 2011. »

Une approche globale de la santé sexuelle  

Enfin, les lieux de dépistage gratuit du VIH et des autres IST, soit actuellement 1 600 structures en France (centres de dépistage anonyme et gratuit, centres de planification…), vont être réorganisés pour plus de cohérence. À terme, la ministre de la Santé souhaiterait même l'organisation de «centres de santé sexuelle» ayant une approche plus globale, prenant en charge aussi bien la contraception que la lutte contre les IST. Une telle structure, baptisée 190 SIS, a déjà ouvert ses portes en région parisienne.
Parallèlement au dépistage, le volet prévention du nouveau plan s'appuie comme les précédents sur les préservatifs, mais introduit pour la première fois la notion de prévention «combinée». Préconisée par plusieurs rapports d'experts, cette stratégie intègre les traitements antirétroviraux précoces comme moyen de prévention et de réduction de la transmission du virus.
À terme, l'objectif de ce plan quinquennal, financé à hauteur de 954 millions d'euros (dont 554 par l'État et 400 par l'Assurance-maladie), est de réduire de 50 % l'incidence de l'infection par le VIH et de 50 % la proportion de personnes découvrant leur séropositivité au stade du sida.
Reste à savoir si le nouveau dispositif convaincra les 20 millions à 25 millions de Français qui n'ont jamais bénéficié de test du VIH - et qui probablement ne s'estiment pas à risque - de se faire dépister au moins une fois dans leur vie. Une campagne nationale de communication sur cette question est prévue en décembre. Mais c'est sans doute l'implication des médecins généralistes qui fera le succès ou non de ce pari de santé publique. http://www.wikio.fr